| concours

26.01.2012

27 Janvier 2012


http://www.youtube.com/watch?v=GUK7pHBxbDk
http://www.youtube.com/watch?v=-ZJoDLVs1LE
http://www.youtube.com/watch?v=XVVMGOh-DME
Sans titre.jpg

18.01.2012

Hongrie Fasciste de Viktor Orban et Cie

A quelques jours de la journée de la Shoah, un geste facile, gratuit mais tellement important consiste à signer cette pétition pour l'Europe. Pour une Europe démocrate et non fasciste comme la Hongrie d'Aujourd'hui
http://lapetition.be/en-ligne/petition-10881.html
Pour ceux qui ne savent pas qui étaient les Croix fléchées: les pires bourreaux, à tel point qu'Hitler à demander aux Hongrois de se "calmer".

30.12.2011

ce n'est pas le visage d'Israël dont je suis fière

Il est terrible d'arriver à la conclusion suivante: Sans la Shoah ma vie de femme serait différente. Je porterai la perruque (en dessous aurait le crâne rasé), n'aurait pas ou peu de droit.Oui la Shoah m'a libérée en tant que femme juive Ashkénaze
http://www.youtube.com/watch?v=dFm1tZkEuxI
---
deux écrits sur la Maison de Jacob : les femmes
Maison de Jacob

Enfant de la maison de Jacob
À qui fut donné la Tora
Toi qui donnes la vie la respecte
De toute ta pureté tournes toi vers Lui
Telles deux ailes déployées
Le Talith s‘offre à toi
Ses bras s’ouvrent.
Blottie dans Ses bras,
Tendrement tu prends les Tsittsith
Dans tes frêles mains
Joyeuse, doucement
Tu t’épanouis dans
Cette intime relation avec le Créateur.


Oser porter les Tsitsit
Prendre le Tallith
Le poser sur tes frêles épaules
Ta pureté, ta joie
Adresse-toi au Créateur de ta
Douce voix.
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Principes rabbiniques

Vous, hommes
De la maison d’Israël,
Ne confondez pas
Hommes et hommes

Vous vérifiez
Si nous, femmes respectons
Les règles de pureté

Avez-vous oubliés
Qu’elles incombent à tous ?

Vous obligez, interdisez
Vous confondez
Principe rabbinique
Avec principe biblique
Au profit d’une relation d’autorité !

Que craignez-vous ?
Etes-vous capable d’être fort et fragile à la fois ?
Doux et ferme ?
ou bien,
Jalousez-vous
Notre capacité naturelle
A être « naturellement mystique »,
Proche du Créateur ?
Jalousez-vous nôtre
Relation intime avec…Lui ?
Etes-vous jaloux de nous ou de
Lui ???

22.12.2011

Dans un peu plus d'un mois

Le 27 janvier, nous commémorerons la libération des Camps. Journée de la Shoah, aussi journée contre la Barbarie humaine (cette précisons n’est pas reprise dans l’intitulé).
Comme chaque année à la même époque surgissent des négationnistes. Aussi des articles sur Auschwitz.Rares sont les articles (personnes vivant dans cette ville : Oswiecim. J’y vis oui réellement environ 80% du temps) datent de plusieurs décennies, ne soient pas truffés d’erreurs.
Pourquoi doit-on lire encore en 2011 des affirmations fausses concernant les Polonais.Encore et encore, nous lisons les affirmations qu’à Oswiecim les habitants sont antisémites.
Depuis plus de cinq années, en tant que juive et seule citoyenne juive dans cette vile, je n’ai pas eu d’insultes, de menaces. Ce qui n’est pas le cas ailleurs, hors de Pologne.
Revenons aux articles publiés ces jours dans des journaux français. On peut y aller
« Mercantilisme, bousculade, attitudes choquantes… L'ancien camp d'extermination d'Auschwitz est la
première destination des tour-opérateurs de Cracovie. Dans la foule, se recueillir est impossible. » Télérama du 14 décembre 2011
En premier Auschwitz donc le KL Auschwitz était le Konzentration Lager et non camp d’extermination (qui est Birkenau ou Auschwitz II) quant au Camp de travail (ou fut interné Primo Lévi pas un mot). Cela mérite d’être rappelé. De plus il y eut plus d’une quarantaine de petits camps dans la ville et au alentour (inconnu de tous les journalistes).
Oui il existe ce que nous appelons (habitants d’Oswiecim et moi) : Shoah Bizness.
Mais : cela n’a rien à voir avec le travail remarquble effectué par le directeur du Musée (le terme de musée fut souhaité par les survivants) et les guides.
Impossible de se recueillir ? Non , on peut TOUT voir où NE rien voir.
Il est possible de se recueillir même au KL Auschwitz. Plus facile à Birkenau moins visiter.
Les gardes, les guides et la direction du musée font TOUT ce qui est possible afin d’obtenir des visiteurs le respect dû à cet endroit.
Des panneaux indiquent clairement ce qui est interdit. Beaucoup de visiteurs ne les voient pas !!!!!!!
Quand j’écris, on peut tout ou ne rien voir….
« Télérama »

À Oswiecim, la ville dont Ausch­witz est le nom germanisé, on suit ces débats d'un œil critique. Janusz Marszalek, le maire, personnage très controversé, élu sans étiquette en 2002 et réélu en 2005, alors promoteur, avait obtenu en 1996 la permission de construire à l'entrée du camp un centre commercial de 5 000 mètres carrés. Le tollé international l'a contraint à reculer. Aujourd'hui qu'il dirige la ville, les rapports avec l'administration du musée sont très tendues. « Ici, nous sommes à Oswiecim, une ville. Auschwitz, c'est à côté », lance-t-il d'entrée à tout visiteur. Il bloque divers projets, dont l'établissement d'un centre pédagogique dans le bâtiment occupé, entre 1984 et 1993, par des carmélites. Une con­currence touristique s'est mise en place entre les deux lieux, Oswiecim offrant la visite d'un château du XVIIIe restauré en 2008 et le projet d'une stèle dans le centre-ville dédiée à... « toutes les victimes de la Shoah ».

Janusz Marszalek n’est plus le maire de la ville. La discothèque se trouvait dans la ville. Parler de concurrence touristique entre le musée et la ville prouve la méconnaissance complète de la réalité. C’est choquant.
La stèle... Jusqu’à aujourd’hui…Personne ne l’a jamais vue. Peux être existe-t’il une autre ville portant le nom d’Oswiecim.
Pour ceux qui veulent en savoir davantage
http://www.youtube.com/maaschantal
Site officiel du Muzeum d’Auschwitz
http://en.auschwitz.org/m/index.php?option=com_wrapper&Itemid=85
http://web.me.com/chantalmaas/Shoah_Bizness/1.Kazimierz_Auschwitz.html
http://chantalmaas.blog.fr/

03.06.2011

Vision différente ou profond désaccord ? Ou simple malentendu ?

La presse belge a relayé en avril 2011 une information inquiétante. Selon laquelle le Gouvernement Belge envisage de suspendre le paiement de sa contribution à la Fondation Internationale Auschwitz Birkenau. Information démentie par le gouvernement.
Il n’empêche qu’une telle information met en cause la réputation du musée et de son Directeur Mr. P. Ciwynski. C’est le montant qui selon le responsable belge « sauvegarde d’Auscwhitz- Birkenau » pose un problème. Le montant demandé à chaque pays n’est pas basé sur une estimation farfelue. En premier rappelons que la Pologne étant membre de l’Union Européenne, au coût des travaux, il faut y ajouter 23% de TVA. Sans omettre les augmentations de prix, de matériaux, etc.que subit la Pologne.
Faut-il le rappeler : au départ le KL d'Auschwitz était une caserne militaire construite en 1919 par l’armée polonaise. Birkenau (AuschwitzII) fut construit avec des matériaux de seconde catégorie, par des prisonniers, sur des marécages. Surtout ce fut construit pour ne pas « durer ».
À l’usure du temps, il faut encore y ajouter le flux de visiteurs et les intempéries. Comme ce fut le cas en 2011 (photos des archives du musée)· De plus la sauvegarde de ces lieux de mémoire, symbole du Mal Absolu, ne concerne pas exclusivement les terrains, les baraquements. Mais aussi tout ce qui fait la richesse de la mémoire. À savoir, les objets, les documents, les archives. Cela nécessite des moyens importants, du personnel hautement qualifié.
Quant à mettre en doute, en péril la réputation des responsables du musée, cela est étrange. Tout est vérifiable, contrôlable.
Le musée est-il entre de bonnes mains ? Bien sûr, il suffit de s’y rendre longuement et régulièrement pour constater la bonne gestion de ces sites si importants. Nous devrions remercier ceux qui en ont cette lourde responsabilité.


Sans faire de la psychologie de bas étage, il semblerait qu’il y ait un malentendu.
Il peut être utile de préciser différents points. Indispensable à la compréhension de la situation actuelle.
Le désaccord provient d’un malentendu concernant la fameuse « Croix » d’Auschwitz. Cette croix a fait couler beaucoup d’encre, il y a plusieurs années. Cela se passait dans un autre siècle. Dans ce XXI éme siècle, elle est devenue hors propos.
Rappelons brièvement l’histoire : sur le site d’Auschwitz – et non Birkenau- se trouve une Croix en bois plantée dans le sol. Si elle semble énorme pour certains, le fait qu’elle soit en bois la rend discrète à la vue. De plus dans cette partie de l’Europe, on voit partout des croix plantées dans le sol. Cela fait partie des us et coutumes.
Aucune de ces milliers de croix n’a autant fait parler d’elle.
Celui qui aurait l’autorité pour la faire enlever n’est pas le directeur M Piot Ciwynski mais l’Evêque local.
Monsieur Piotr Ciwynski est le président du KIK (club des intellectuels catholiques) et un homme de dialogue.
Rappelons un détail qui a son importance, cette croix est en bois. Elle meurt lentement mais sûrement.
Qui voudrait mourir pour elle ? Laissons le temps faire son œuvre.
Quant au couvent des Carmélites, il se trouve en dehors du périmètre du KL Auschwitz. Situé à côté du « centre du dialogue et de la prière ».
L’urgence n’est pas de se concentrer sur l’enlèvement ou pas de la Croix, mais de sauver ce qui est essentiel : les lieux de mémoire. Car là aussi le temps fait son œuvre.
L’urgence est bien de restaurer les baraquements mais aussi tout ce qui constitue des preuves de cette terrible histoire de l’Europe du XXéme siècle.
Si l’on prend en exemple les chaussures en cuir, matériel vivant, il y a urgence. Et cela demande des technologies coûteuses et du personnel hautement qualifiés.
Ce qui a changé avec la nouvelle équipe au musée : vouloir conserver pour le plus longtemps possible les sites et toutes les preuves. Qu’il s’agisse de documents, d’archives, ou d’objets.
Qu’en est-il du coût de la restauration ?
Si certains estiment le coût trop élevé par rapport à une restauration, il y a une petite dizaine d’années, depuis les choses ont beaucoup changées.
La Pologne est devenu un pays membre de l’Union européenne. Les prix ont fortement augmenté. Tant pour les matériaux que pour le coût de la main d’œuvre.
Une TVA de 23 % est en application.
Quant au Zloty, il est sur évaluer par rapport à l’Europe.
Cet aspect est purement économique explique le montant de l’estimation de la restauration.
L’ampleur de la restauration, les solutions techniques ne peuvent être mis en parallèle avec la restauration d’il y a dix ans.
Depuis cinq années, j’ai pu me rendre souvent sur les sites. J’ai entendu et écouté les guides.Je n’en ai surpris aucun(e) parler de Birkenau en ces termes : « le plus grand cimetière polonais ».
Ne serait-ce pas plutôt cette phrase qui ait été entendue : Le plus grand cimetière en Pologne.
Les guides ont une formation stricte.Parmi les anciens, il y eut parfois des phrases maladroites, voir inacceptable.
Ces derniers sont remplacés par des plus jeunes, ayant une excellente formation. Connaissance approfondie de l’Histoire.

01.06.2011

Nouveau portail internet sur Oswiecim

Voici un portail intéressant. Utile avant la visite à Auschwitz. vous y trouverez des informations pratique (PKP: train, PKS: bus).
http://www.oswiecimonline.pl/
aussi en polonais, anglais et français : http://www.oswiecimonline.pl/index.php?option=com_content&view=article&id=50&Itemid=84
http://www.oswiecimonline.pl/index.php?option=com_content&view=article&id=217:20-marsz-ywych&catid=67:for-europe-oswiecim-auschwitz-info-news&Itemid=85

16.04.2011

Pessa'h : libre arbitre

Pessa'h : libre-arbitre. C'est ce commandement divin: libre-arbitre qui m'a conduit à Oswiecim. J'y aurai passé 5 années. Pourquoi???? ce dont je suis certaine: rendre UN HOMMAGE à ma grand-mère. Avoir la Victoire Totale sur les bourreaux. Courant de cette année 2011 je quitte définitivement. Personne d'autres n'y viendra. Je ne comprendrais jamais pourquoi. À choisir entre être une victime je préfère la notion de héros (ce que je ne suis pas). A peine partie on me reprochera d'abandonner..ce que je m'apprécierais absolument pas.
J'ai affronté en face à face la Shoah. J'ai vu et entendu tant et tant.
J'en ressors plus intolérante et profondément humaine.
Comme chaque années, je passerai Pessa'h seule ! Seule? non, une juive n'est jamais seule!
Peux t-on être seule si proche de Birkenau?
J'ai plongé corps et âme dans la Shoah, la barbarie humaine durant une décennie. J'aurai vécu 5 ans dans cette ville. Durée de la guerre.
En arrivant ici j ai fait la promesse d'un acte de résistance. Fait
J'ai fait le serment d'inverser la vapeur. Fait
J'ai bousculé les consciences. Fait
Je n'ai pas réussi à faire changer certaines choses. Imposer la vraie vie juive au lieu et place de pseudo...
J'ai tout tenté. Ce fut un échec.
J'ai semé une graine, elle a pris racine. Que je reste, que je quitte, elle grandira. Une vie juive ne disparaît pas si simplement. Il en restera bien un petit quelque chose.
J'ai prié tant et tant de fois à Birkenau, dans la synagogue Bober. Dans cet appartement situé dans la vieille ville, côté Juif. Cet immeuble fut construit par des Juifs, habité par des juifs. Utilisés par les nazis et en final racheté par un Polonais. Durant une période, une juive y vécu et y pria. Cela ne s'effacera pas.
Qui s'en soucie? Plus qu'on ne peut l'imaginer.
La Shoah m’a libérée, sans elle j'aurai le crâne rasé, porterais dessus une perruque, baisserais les yeux devant des hommes. Cette liberté, je me dois d'en faire bon usage. Elle m'a permis de venir vivre ici sans demander l'autorisation à un époux. Cette liberté ne signifie pas me comporter de façon impudique. Hors de question de porter des jupes courtes (même si ce fut le cas, il y a très longtemps), hors de question d'avoir des décollés plongeants et provocateurs.
Hors de question de sortir de chez moi mal soigner. Eh, oui cela fait partie des lois des femmes. Se vêtir correctement est une marque de respect de soi et des autres. Qui le sait?
Avant de venir ici j'ai donné des conférences, cours sur le Judaïsme. Je passais la majorité du temps à étudier. Un réel bonheur. Plonger dans le Talmud , la guématria, est pour une femme une liberté acquise après la Shoah.
 Cela me ramène à Pessa'h dont le message est le libre-arbitre, que beaucoup semble méconnaître. C'est un péché. Tout autant qu'adorer (idolâtrie) mentir (le mensonge tue)
Ce libre-arbitre, commandement divin, il est précieux.Il m'empêche de participer à des manipulations médiatiques si courantes, il m’oblige à penser par moi-même 8 Peu importent qui cela ne soit pas politiquement correct. Être juif est :être le réveil matin de l'Humanité
CM Oswiecim 16 avril 2011

06.04.2011

actualité de ce printemps

Bon-secours se situe près de Tournai.Remeber-day.jpg

14.03.2011

Cinq années de présence juive

Cinq années de présence à Oswiecim

Cet été, cela ferait Cinq années de présence à Oswiecim. Cinq années de vie dans cette petite ville de 43.0000 Habitants.
Les visiteurs des camps qu’il m’arrive de croiser dans la ville, ils sont rares, me posent toujours la même question. Qu’y faites-vous ?
J’y vis. J’avoue qu’une réponse aussi « simple » intrigue.
Y vivre n’est-ce pas l’essentiel ? Y vivre représente prendre la Victoire finale.
Le verbe « prendre » est le seul qu’il convient.
Je m’octroie cette victoire sur les bourreaux. En inversant la vapeur le jour de mon arrivée avec mon camion (de 2Tonnes et demi) , j’entamai un long face à face à la Shoah. Avec la Barbarie humaine.
J’ai gagné. Je me dois de rester prudente. La Shoah peut encore gagner.La vigilance reste de mise.
Après cinq années, le risque est devenu mineur.
Comment pourrais-je oublier les premiers mois de ce face à face ?
Des moments d’une intensité insoupçonnable.
J’y appris dans cette ville « symbole « le goût de la vie. Appris ou ré appris ?
Savourer chaque instant, comme les enfants en sont capable.s
Il suffit après une visite (moment choisi librement) à Birkenau, de rentrer dans ma « maison juive » située dans le centre de la vieille ville de trouver la vie fabuleuse.
Il m’arrive parfois après Birkenau de me rendre le long de la rivière.
Birkenau, porte de l’enfer et la rivière Sola : un avant-goût de paradis.
Lorsqu’on se promène le long de la rivière, il suffit de contempler la nature avec le cœur.

09.03.2011

en préparation printemps 2011 à Péruwelz

0001K0.jpg affiche 2010
0001K0.jpg
vous trouverez sur ce site les informations détaillées sur leurs activités. Prochainement sur la prochaine manifestation
site à visiter
http://www.ordi-web.eu/rememberday/


26.01.2011

Le 27 janvier est la Journée européenne de l'holocauste et des crimes contre l'humanité.

Le 27 janvier est la Journée européenne de l'holocauste et des crimes contre l'humanité.

L’évacuation générale des camps se déroula le 18 Janvier 1945 et débuta la marche de la mort.
Le 27 Janvier 1945 le camp d’Auschwitz fut libéré par l’armée Rouge.
Rappelons qu’Auschwitz I était le camp-mère, camp de concentration. Auschwitz II connu sous le nom de Birkenau était le camp d’extermination. Quant à Auschwitz III ou Monowitz, il était le camp de travail. On y trouvait l’usine IG Farben.

Soixante-six années après la libération des camps quelles leçons ont été apprises ?
L’humanité est un enfant tapageur en proie à des fureurs périodiques.
Cela n’a pas changé après Auschwitz.
Depuis le 27 Janvier 1945 il y eut d’autres génocides.
Soixante-six ans plus tard la Shoah continue à faire souffrir les héritiers de la folie Nazie.
Telles des victoires posthumes pour les bourreaux.
soixante-six ans plus tard il est encore impensable pour beaucoup de vivre à Oswiecim. Qui est le nom polonais d’Auschwitz.
Soixante-six ans plus tard, des visiteurs des camps sont choqués qu’il y ait une ville.
Y vivre simplement, y vivre au quotidien donne la Victoire finale aux victimes. La vie à gagner. Le Bien à remporter la Victoire sur le Mal.
S’il existe encore quelques vieux bourreaux en vie, les héritiers de la Shoah et de la fureur nazie sont bien vivants et plus nombreux.
soixante-six ans plus tard, les noms d’Auschwitz et de Birkenau sont mondialement connus. Tristement célèbre.Oswiecim qui existait avant et existe après reste une inconnue.
Oswiecim est devenue Auschwitz par la volonté des nazis.
Pourquoi ont-ils choisi Oswiecim.
soixante-six ans après des idées fausses existent encore.
Prouvant la méconnaissance de l’Histoire.
Si Auschwitz fût choisi c’est pour des raisons politiques et logistique.
Politique, selon Hitler la Silésie appartenait à la Grande Allemagne.
À Oswiecim existait une ancienne caserne de l’armée polonaise qui fut utilisée pour devenir le camp de concentration d’Auschwitz I
Le réseau ferroviaire polonais facilitait la déportation tant de l’Est que de l’Ouest.
Quant à dire qu’il s’agissait d’un camp polonais, cela est une insulte.
Les Polonais- peuple slave - étaient considérés par les nazis comme un peuple esclave à leur solde
Soixante-six ans plus tard beaucoup ne font toujours pas la différence entre le camp de concentration, d’extermination et oublient le camp de travail.
Qu’en est-il de l’antisémitisme polonais soixante-six ans après la libération d’Auschwitz.
Il n’y eut pas un changement le 27 janvier 1945, cela pris du temps.
Ce qu’ont vécu les Polonais sur leur propre sol a fait évoluer les mentalités.
On constate un réel intérêt pour l’histoire, la culture non pas des Juifs mais des Juifs polonais.
La souffrance dont furent victimes la population sur leur sol, ce qu’ils virent, sentirent à fait germer en eux l’empathie.
Celui qui n’a pas souffert, ne pourra pas comprendre la souffrance d’autres.
Ce que vécurent les Juifs et les Polonais durant cette terrible époque les ont rapprochés.
On voit ressurgir en Europe les vieux démons, prouvant que les leçons de l’Histoire n’ont pas été apprises, fautes d’élèves.
La Pologne a appris les leçons de l’Histoire.

27 Janvier Journée européenne de la Shoah

http://www.curiosphere.tv/index.cfm

12.01.2011

Crash de l'avion présidentiel polonais du 18 avril 2010

Résultat du rapport du drame de Smolensk du 18 avril 2010.
Selon les russes (leur rapport est incomplet) rendent responsables du crash les pilotes polonais. Selon les enquêteurs russes les pilotes auraient consommer de l’alcool.
Ce qui est faux. Le pilote était chevronné, conscentieux.
Ce résultat est un camouflet pour la Pologne.

09.01.2011

Majdanek

Majdanek :




Contrairement à de nombreux camps nazis, Majdanek n'était pas enfoncé dans une forêt éloignée, caché à la vue par des barrières naturelles ni entouré par une zone tampon dite de sécurité. Il fut établi en octobre 1941 suivant les ordres de Heinrich Himmler, à la suite de sa visite à Lublin en juillet de la même année. En février 1943, il fut transformé en camp de concentration.
Le camp fournissait une main-d'oeuvre d'esclaves pour l'usine de munitions et la fabrique d'armes Steyr-Daimler-Puch.


Majdanek fut ouvert en octobre 1941 en tant que camp de prisonniers de guerre soviétiques. Dès le départ, il fut sous contrôle SS et son premier commandant fut Karl Koch réputé pour son extrême brutalité. Majdanek fut le lieu de détention d’un maximum de 25.000 détenus qui, régulièrement au fur et à mesure des décès, étaient remplacés par de nouveaux venus. Trois camps s’y juxtaposaient : camp de prisonniers de guerre, camp d’extermination et aussi camp d’enfants.
. Dans les premiers mois de 1942, des plans furent établis pour agrandir et quintupler sa capacité. Au cours de l'année 1942 des chambres à gaz et des crématoires furent construits; les chambres à gaz ont fonctionner à partir de septembre octobre 42 jusqu'à l'automne 1943. C'était un bâtiment en dur avec trois salles en béton avec des portes d'acier étanches; les SS utilisaient aussi bien le monoxyde de carbone sous forme de bouteilles et le Zyklon B; selon les archives, près de 7 700 kilos de zyklon ont été utilisés dans ce but.Le chef des chambres à gaz et des crématoriums le Hauptscharführer SS Erich Muhsfeld déclare:
« les convois qui arrivaient étaient toujours soumis à une sélection; [...] les inaptes au travail étaient toujours asphyxiés dans la chambre à gaz1 »
.


Crématorium du camp
Le médecin polonais des détenus Jan Nowak envoie une note secrète:
« tous les jours on met à mort les faibles,les cachectiques et les inaptes au travail; du bloc du revier (infirmerie) j'ai pu observer la marche de ces malheureux vers les chambres à gaz; hier plusieurs dizaines d'officiers soviétiques ont été gazés »

Les opérations d’exterminations commencèrent en avril 1942 et prirent fin en juillet 1944 au moment de la libération du camp par « l’armée rouge ». A l’origine, deux chambres à gaz en bois étaient installées. Par la suite, elles furent remplacées par des bâtiments en briques. Ces lieux de mort fonctionnaient au moyen du tristement célèbre zyklon B.
Majdanek fournissait également de la main d’œuvre gratuite pour les usines d’armement Steyr et Puch. En effet, les SS qui surveillaient les prisonniers les « louaient » contre rémunérations aux industries de guerre des environs.
Au total, les historiens estiment que 360.000 personnes périrent à Majdanek ; une majorité étant des Juifs venus de toute l’Europe. Il y eut aussi de nombreuses victimes issues des rangs de la résistance polonaise et de ceux des prisonniers de guerre soviétiques.
Le camp original fut construit par des prisonniers de guerre soviétiques arrivés dès l’automne 1941. A son apogée, il comprenait 144 baraques et était divisé en cinq sections dont un camp spécial pour enfants et un centre d’extermination. La surface total de Majdanek était de 2,7 kilomètres carrés. Comme tous les camps, il existait une enceinte de fils de fer barbelés électrifiés ainsi que de nombreux miradors. Chaque matin, les prisonniers étaient emmenés pour travailler dans les usines d’armements des environs.
Les premiers prisonniers arrivés en octobre 1941 (prisonniers de guerre soviétiques, opposants politiques polonais, Juifs polonais) étaient déjà morts quand arrivèrent les premiers Juifs raflés dans toute l’Europe (Slovaquie, Gouvernement général de Pologne, Hollande, Belgique, France, Grèce).
Majdanek était connu pour le sadisme de ses gardiens SS, à tel point que sa réputation servait à terroriser les populations de territoires occupés aussi éloignés que l’Ukraine.
La « partie extermination » du camp utilisait les mêmes méthodes qu’à Auschwitz-Birkenau ; à savoir l’utilisation de chambres à gaz fonctionnant au zyklon B. Il faut noter que les SS réalisèrent aussi de nombreuses exécutions de Juifs et de prisonniers de guerre soviétiques au moyen de fusillades de masse. Le plus grand massacre eut lieu le 3 novembre 1943. Plus de 17.000 Juifs furent alors mitraillés par les SS. Les Nazis nommèrent ces assassinats : « Erntefest Aktion » (« opération fête des moissons »). Les historiens estiment que près de 500.000 personnes passèrent par Majdanek. 360.000 y furent assassinées (dont une majorité de personnes de confession juive).
Le camp fut évacué par les Nazis en juillet 1944. Ils emmenèrent avec eux plus de 1.000 détenus dans une véritable « marche de la mort » dans laquelle ces derniers périrent pour la plupart. Les bourreaux n’eurent toutefois pas le temps de détruire le camp et les traces de leurs crimes ; « l’armée rouge » progressant alors très rapidement. Les troupes du premier front de Biélorussie entrèrent à Majdanek le 22 juillet 1944. Elles y trouvèrent quelques centaines de survivants qui se trouvaient dans un état dramatique. Les libérateurs du camp découvrirent également les preuves des crimes que les SS n’avaient pas eu le temps de faire disparaître (chambres à gaz, crématorium...).
Liste des commandants du camp
1. Karl Otto Koch (septembre 1941 à juillet 1942)
2. Max Koegel (août 1942 à octobre 1942)
3. Hermann Florstedt (octobre 1942 à septembre 1943)
4. Martin Weiss (septembre 1943 à mai 1944)
5. Arthur Liebehenschel (mai 1944 au 22 juillet 1944)

Il existe une différence entre la fréquentation des visiteurs à Maldanek
et Auschwitz, Birkenau.
Il est possible d’être un des seuls visiteurs

du camp de Majdanek.
Ce qui est exceptionnel à Birkenau.





CHANTAL MAAS JANVIER 2011
DSC_0025.jpgDSC_0055.jpgDSC_0062.jpg

Ghetto de Lublin

Peu avant la seconde guerre mondiale, environ 40.000 Juifs habitent à Lublin, soit un tiers de la population totale de la ville. Lublin est un centre important de la religion, de l’éducation et de la vie sociale juive. Dans les années 1930 est créée la « Yeshiva Chachmei Lublin » (Yeshiva des sages à Lublin), une yeshiva (lycée rabbinique) célèbre dans le monde entier… Avant la guerre la communauté juive de Lublin compte 12 synagogues, environ 100 maisons de prière privées, 3 cimetières, un hôpital juif, un orphelinat, une maison pour les personnes âgées, des écoles et 2 journaux : « Lubliner Tagblat » (« Le quotidien de Lublin ») et « Lubliner Stimme » (« La voix de Lublin »), tous édités en yiddish. Dans la ville les associations et organismes juifs sont très actifs. Les juifs ont leur propre représentation dans le conseil municipal. Ils dominent le commerce, possèdent plus de 50% des ateliers et environ 30% des usines. Par contre, et c’est une situation spécifique à Lublin, l’assimilation ne s’est pas faite : des 40.000 Juifs, seuls environ 1.000 parlent le polonais à la maison. Et seule la majorité de la jeune génération parle couramment le polonais…`
Le 18 septembre 1939 les troupes allemandes entrent dans la ville, après un bombardement en règle et une courte bataille dans les faubourgs. Beaucoup de bâtiments sont détruits et de nombreux habitants ont fui. Le 14 octobre la communauté juive reçoit l’ordre de payer 300.000 zlotys de contribution à la Wehrmacht. Les soldats allemands traînent des juifs dans les rues et les forcent à travailler. Beaucoup sont battus ou torturés. Les soldats pillent les magasins et les appartements juifs. Mais le pire est à venir : Le 25 octobre la population juive de Lublin est enregistrée : 37.054 juifs vivent dans la ville. Beaucoup de jeunes et des activistes politiques ont quitté Lublin et se sont réfugiés dans la partie de la Pologne occupée par l’Union Soviétique.
L'administration civile allemande, sous les ordres du Gouverneur Zörner est organisée le 1 novembre 1939, après l'établissement du « Generalgouvernement ». Le 9 novembre 1939 le SS-Brigadeführer Odilo Globocnik est nommé SS- und Polizeiführer de la zone de Lublin. Ce même jour le premier reclassement des juifs a lieu dans la ville : Au petit jour les SS cernent le centre de ville et expulsent les juifs de leurs appartements. La plupart d'entre eux perdent leur appartement en quelques minutes. Tous les Juifs sont « recasés » dans la ville juive et la vieille ville. Bon nombre de Juifs décident aussi de quitter la ville. Toujours au cours du mois de novembre, les autorités allemandes ordonnent que tous les magasins, ateliers et usines juifs soient marqués et identifiés de l'étoile de David. À partir de décembre 1939 le port d’un brassard à l’étoile est rendu obligatoire. Cette mesure constitue un grand choc pour beaucoup d’habitants.
Fin 1939 est constitué le Judenrat (le Conseil juif) de Lublin. Il est composé de 24 membres et est créé par les Juifs eux-mêmes, après maintes discussions concernant la collaboration avec les forces d'occupation. Le président élu du Judenrat est Henryk Bekker (avant la guerre il était chef du « Folkspartaj » à Lublin, député au Conseil municipal et président du Conseil de la Communauté juive). Les vice-présidents du Judenrat sont le Dr Marek Alten (un avocat, ancien officier austro-hongrois et un des chefs de l'organisation sioniste de la ville) et Salomon Kestenberg (célèbre négociant en papier et vice-président du conseil de la Communauté juive d'avant-guerre). Bekker sera un président très actif et très utile à la communauté. En même temps que le Judenrat, sont créées d’autres organisations comme la « Jüdische Soziale Selbsthilfe » (aide sociale) et divers comités. Le Judenrat gère l'hôpital, l’orphelinat et la maison des personnes âgées.
La zone de Lublin devient un « Judenreservat » (« réserve » juive) : Tous les juifs du « Generalgouvernement », des zones polonaises occupées et du Reich allemand vont y être déportées. Jusqu'en février 1940, 6 300 juifs sont expulsés dans la zone de Lublin, dont 1.200 juifs allemands de Stettin. La plupart d'entre eux est enfermée dans de petits ghettos à Piaski, Glusk et Belzyce. Par ailleurs, en 1940 les SS et la police concentrent les Juifs à Lublin et dans ses environs. Des milliers d’hommes sont envoyés dans le camp de travail de Belzec où ils sont chargés de construire des fortifications et une ligne de défense face à l’Union Soviétique. De nombreux meurent à cause des terribles conditions qui leur sont faites.
Constitution du ghetto
Jusqu'en mars 1941 beaucoup de juifs vivent toujours dans leurs propres appartements, hormis au centre de ville où il ne leur est même pas permis d’arpenter la rue principale. Ils travaillent pour des établissements et des compagnies allemandes, comme par exemple dans le camp de travail du N°7 de la rue Lipowa. Très souvent les Allemands effectuent des « Aktionen » dans la zone juive pour y chercher des Juifs pour le travail. L’administration allemande, les officiers et même les soldats allemands continuent à piller les magasins et les appartements juifs. Le gouverneur de Lublin Zörner ordonne en mars 1941 l'établissement d'un ghetto. Il comprend la partie la plus ancienne et la plus pauvre de la zone juive historique de la vieille ville. Quelques jours avant l'installation du ghetto environ 14.000 juifs de Lublin (les plus pauvres et les inactifs) sont « reclassés » dans plusieurs petites villes de la zone de Lublin, (d’où beaucoup reviendront illégalement). Autour 40.000 Juifs vivent toujours dans la ville.
Jusqu'en mars 1942 le ghetto n'est pas hermétiquement clos, mais les juifs n'ont plus l'accès aux « rues aryennes ». Beaucoup de familles juives, particulièrement celles qui travaillent comme spécialistes pour les établissements allemands, vivent toujours en dehors du ghetto. Les conditions de vie à Lublin ne sont pas aussi dures que dans les ghettos de Varsovie ou de Lodz, particulièrement en ce qui concerne le manque de nourriture. Dans le ghetto de Lublin les Juifs restent en contact avec le monde extérieur, leur permettant de passer de la nourriture en contrebande à l'intérieur du camp. Même les journaux nazis relatent largement le système du commerce illégal à grande échelle dans le ghetto. Fin mars 1942 beaucoup de juifs de Varsovie s’échappent à Lublin, croyant trouver une ville plus riche avec beaucoup de nourriture. En effet le plus grand problème du ghetto de Lublin n'est pas le manque de nourriture, mais l’hébergement avec ses appartements surpeuplés où sévit le typhus.
À partir d'octobre 1941 l'administration nazie prépare l'expulsion des juifs de Lublin, hormis 25.000 juifs qui travaillent pour l'armée, les SS et la police allemande. En décembre 1941 un groupe de jeunes juifs est emmené à Majdanek pour construire le camp. Début 1942, le ghetto est divisé en deux parties :le « Ghetto A » dénommé Grand Ghetto avec les juifs ne travaillant pas et le « Ghetto B », situé dans les meilleures rues du ghetto (rue Grodzka, rue Kowalska, rue Rybna). Dans le ghetto B s’établissent le Judenrat et ses services. Les Juifs qui travaillent pour les Allemands y vivent avec des médecins des hôpitaux juifs. Le ghetto B est entouré d’une clôture de barbelés. On permet aux Juifs vivant dans les deux parties du ghetto de s’y rendre à des heures fixes, uniquement en journée, et avec une permission spéciale. Au moment où le ghetto est divisé, la décision de la déportation des juifs de Lublin vers le camp de la mort de Belzec a déjà été projetée par l’état major de Globocnik.

Déportations
Plusieurs jours avant que les déportations ne commencent, les SS enregistrent tous les ouvriers juifs. La Sicherheitspolizei (police de sécurité) appose un timbre sur leurs cartes d'identité qui les exempte de la déportation. Ils sont déplacés dans le ghetto B. Le 16 mars 1942, quelques heures avant le début de la liquidation de ghetto, le SS-Hauptsturmführer Hermann Höfle réunit tous les responsables nazis de Lublin et les met au courant de l’expulsion de tous les Juifs sans emploi à Belzec. Ces personnes ne devaient jamais revenir, et les ouvriers Juifs seront établis dans le grand camp de Majdanek qui deviendra le réservoir principal de la force de travail juive pour les usines allemandes de la ville. A 10 heures du matin, le ghetto est entouré par les SS et les « Trawnikis ». Ils incendient la rue principale du ghetto et assassinent sur place nombre de Juifs, particulièrement les personnes âgées et les malades, semant la panique dans le ghetto. Deux heures plus tard le SS-Hauptsturmführer Hermann Worthoff de la Gestapo Lublin, responsable des affaires juives, rencontre le Judenrat et lui signifie que chaque jour environ 1.500 personnes seront expulsées « à l'est, pour le travail ». Chacun sera autorisé à emporter 15kg de bagages pour le voyage, avec les objets de valeur et l'argent.
Le premier groupe est amené à la Grande Synagogue, utilisée désormais comme lieu de rassemblement. Emmenés dans la nuit à l'Umschlagplatz, près de l'abattoir de ville, les premiers Juifs de Lublin sont dirigés le matin du 17 mars 1942 sur le camp d'extermination de Belzec. A ce moment là, aucun des Juifs ne connaît ni le destin de ces déportés ni la destination des convois. Quelques jours après le début de la déportation, un jeune garçon réussit à s’échapper de Belzec. Revenu à Lublin, il raconte la fin tragique des déportés. Personne ne le croit.
Jusqu'au 14 avril 1942 environ 26.000 juifs de Lublin sont envoyés à Belzec. Environ 200 enfants de l'orphelinat juif sont exécutés avec leurs tuteurs dans une banlieue de Lublin. Plusieurs centaines de patients des hôpitaux sont tués d’une balle dans la nuque dans la forêt de Niemce (15 kilomètres de Lublin), ainsi que les médecins et les infirmières. Durant l’« Aktion » les SS changent leur règlement concernant les « Juifs de travail ». Tout ceux qui travaillent pour les Allemands échangent leur carte d'identité contre un « Juden-Ausweis ». Ces personnes sont exemptes des prochaines déportations et elles sont 2.500 qui ont le droit de rester officiellement dans le ghetto.
Le 30 mars 1942 Worthoff ordonne la sélection des membres de Judenrat et d'autres fonctionnaires. Le président du Judenrat Henryk Bekker et d'autres membres influents de Lublin (parmi eux le Dr Josef Siegfried, président de la « Jüdische Soziale Selbsthilfe », l’aide sociale) sont déportés et gazés à Belzec le jour même. Bekker connaissait probablement le sort qui leur était réservé : il se rend au train de déportation en portant l'habit juif rituel et sans bagages. 35 policiers juifs et leurs familles font partie du même convoi. Les déportations sont stoppées le 14 avril 1942. Les SS apprennent qu’environ 7 à 8.000 juifs sont toujours cachés dans les caves des logements du vieux ghetto. Worthoff et les responsables des déportations (Dr Harry Sturm, Walther Knitzky et Kalich) décident le transfert de tous les Juifs restant dans le petit ghetto de Majdan Tatarski, une banlieue de Lublin.
vailler au « Flugplatz », là où toues les affaires prises aux victimes de l’« Aktion Reinhard » sont triées. Avant la guerre approximativement 1.500 personnes polonaises habitaient à Majdan Tatarski, principalement des ouvriers de l’usine d’avions Plage-Laskiewicz. Dans ce nouveau ghetto beaucoup de personnes passent leurs nuits dans les rues et les cours à cause du manque de place. Le 22 avril 1942 environ 2.500 à 3.000 personnes, principalement des femmes avec des enfants, n'ayant aucun « J-Ausweis » (carte d'identité juive), sont déportées au KL Majdanek ; de là 2.000 à 2.500 sont emmenées et tuées par balle dans la forêt de Krepiec ; 200 à 300 hommes « aptes au travail » restent au KL Majdanek. A Majdan Tatarski, restent 4.000 Juifs.
Après cette sélection du 22 avril, le ghetto de Majdan Tatarski est clos par une ceinture de barbelés. Le président du nouveau Judenrat est le Dr Marek Alten, mais l'homme le plus influent est Shama Grajer, ancien coiffeur et propriétaire de l’ancien hôtel de ville. Intime de la Gestapo dans le ghetto, il accueille dans son restaurant de la rue Lubartowska le personnel SS chargé de la déportation, leur fournit les meilleures boissons et des musiciens Juifs. Grajer vend même pour des milliers de zlotys des « J-Ausweise » et participe à la corruption de nombreux SS. A Majdan Tatarski il est surnommé « le roi juif ». Il va participer aux prochains choix des déportations et décider de qui serait choisi pour Majdanek...
Liquidation du ghetto :
En septembre 1942 environ 1.000 juifs sont expédiés dans le ghetto de transit de Piaski près de Lublin. Le convoi suivant est sélectionné le 24 octobre. Parmi les déportés, un groupe de juifs « privilégiés » (fonctionnaires de l’Arbeitsamt et ouvriers de la compagnie de Viktor Kremin) jusqu’à présent exempts de déportation. Ils sont envoyés au KL Majdanek. Le 9 novembre 1942, sur ordre de Himmler (il faut achever les déportations des ghettos du Generalgouvernement vers camps de la mort et de concentration jusque à fin décembre 1942), un dernier groupe d'environ 3.000 juifs de Majdan Tatarski est déporté à Majdanek. Environ 180 personnes sont exécutées dans le ghetto, pour la plupart des enfants et des personnes tentant de se cacher dans les caves. Hermann Worthoff exécute personnellement le Dr Marek Alten, Shama Grajer et Moniek Goldfarb, commandant de la police juive du ghetto, sur ordre personnel d'Odilo Globocnik afin d'éliminer tous les témoins de la corruption des SS.
A Majdanek de nouveaux convois sont sélectionnés : les personnes âgées et les enfants sont envoyés aux chambres de gaz, les gens capable de travailler restent au camp. Quelques prisonniers du camp sont transférés dans d'autres camps de travail de Lublin comme au 7 rue de Lipowa, au Flugplatz, au Sportplatz et dans plusieurs autres ateliers plus petits. Des ouvriers qualifiés sont transférés dans la prison dans le château de la Gestapo servant de prison où ils travaillent comme « Hofjuden », serviteurs personnels des officiers de la Gestapo et de leurs familles. Tous ces juifs de Lublin vont survivre jusqu'au 3 novembre 1943 date de l’« Aktion Erntefest » : ce jour là environ 18 000 juifs des différents camps de Lublin sont exécutés à Majdanek. Le dernier groupe de juifs de Lublin, qui travaillent au château survit jusqu’en juillet 1944. Ils sont tués les 21 et 22 juillet, quelques heures avant que l'armée rouge ne libère la ville.

Environ 26.000 juifs ont été déportés au camp de la mort de Belzec entre le 17 mars et le 11 avril 1942 du ghetto de Lublin. Ils sont tous rassemblés dans la grande Synagogue de la rue de Jateczna au centre du ghetto, et doivent faire à pied un parcours de 4 à 5 kilomètres les séparant de la rampe de chargement située près de l'abattoir de ville, une usine moderne construite à Lublin en 1927. Cette rampe avait été employée uniquement pour des chargements industriels jusqu'au moment où arrivent les Allemand. Le bâtiment et la rampe sont cachés de la vue des habitants de la ville. Même les ouvriers polonais qui travaillent dans l'abattoir ne peuvent voir les détails de la déportation, parce que la rampe est entourée par les murs des bâtiments de l’usine et par des barbelés.
D’après les ouvriers polonais qui travaillent à l'abattoir à ce moment-là, on ne pouvait entendre que les cris perçants des centaines de personnes et les rafales de mitraillettes. Les convois de déportés partent tôt chaque matin. Occasionnellement, quelques trains stationnent durant 2 ou 3 jours et, venant des wagons à bétail surchargés on pouvait entendre les cris perçants des personnes emprisonnées. Sur le quai, il n'y a aucun corps de personnes abattues au moment du chargement : les cadavres des Juifs tués sur l'Umschlagplatz sont chargés avec les vivants dans les wagons à bétail en attendant le départ du convoi. Les cheminots polonais font rapidement circuler des rumeurs sur le sort des Juifs de Lublin de l'Umschlagplatz. Ils voient en effet de nombreux morts, exécutés sur le quai ou mort dans les trains. Quelques juifs tentent de s’échapper de l'Umschlagplatz en se cachant dans les abattoirs… mais aucun ne réussit : l'usine, produisant de la viande pour l'armée allemande, était sous la garde étroite de la Wehrmacht ; tous les ouvriers et employés des abattoirs sont donc surveillés des très près par les Allemands, et plus particulièrement durant la période des déportations. Quiconque tente de s'échapper est repris et ramené à l'Umschlagplatz.
Il n'existe aucun témoignage d’une personne qui se serait échappé de l'Umschlagplatz. Durant des investigations d'après-guerre et les procès des SS responsables des déportations du ghetto de Lublin, aucun détail n’a été trouvé ou fourni au sujet de cette rampe de chargement… L'endroit a été totalement oublié après la guerre. Ce n’est que plusieurs années plus tard qu’un groupe d’habitants de Lublin a projeté de réaliser un mémorial, réalisé en 1990 à l'Umschlagplatz, représentant une rampe symbolique et une plaque commémorative.







Lubartow, est une ville située à 30 kilomètres au nord de Lublin où une communauté juive existe depuis le XVIème siècle
La plupart des Juifs résident au centre ville, où ils dominent l’artisanat et le commerce local. Avant la guerre, les Juifs possèdent la majorité des 130 magasins de Lubartow. La communauté juive possède trois synagogues et deux cimetières. Le vieux cimetière est situé au centre de la ville mais n’est plus utilisé depuis le XIXè. Le nouveau cimetière se situe dans une banlieue de la ville. La population juive de Lubartow est typique des villes provinciales, « Shtedl » de la région de Lublin. La plupart des juifs adultes sont orthodoxes et conservateurs ; Les plus jeunes s’impliquent plus dans la vie politique et culturelle. A la veille de la guerre, la population juive de Lubartow est de 3.411 habitants sur une population totale de 8.121 personnes.
L'armée allemande s’empare de Lubartow le 19 septembre 1939. La plupart des Juifs sont restées dans la ville, espérant que l’armée Soviétique devancerait la Wehrmacht. Dès l’occupation allemande, les jeunes juifs organisent des évasions vers le territoire polonais occupé par les Soviétiques.
La première exaction de masse contre les juifs et le pillage des biens Juifs a lieu le 12 octobre 1939. Tous les Juifs reçoivent l’ordre de se rassembler sur la place du marché où ils sont cernés par les soldats allemands, armés de mitraillettes. En même temps, d'autres soldats pillent tous les magasins et appartements juifs. Ce qui ne peut être pris est détruit.
Début novembre 1939, peu de temps après cette « Aktion », la communauté juive de Lubartow est obligée de quitter la ville. Hormis 818 personnes qui doivent travailler pour les Allemands, ils sont expulsés dans les villes voisines de Firlej, Ostrow Lubelski et Kamionka. On leur permet de prendre avec eux leurs biens personnels et un peu d'argent. Ils pourront revenir en septembre 1940 sauf quelques uns qui avaient réussi à corrompre les Allemands et à revenir plus tôt.
Pour ceux qui restent à Lubartow, un Judenrat est créé fin 1939. Son premier président est Jakub Mordko Lichtenfeld, rapidement remplacé par Dawid Perec. Les membres du Judenrat choisissent la coopération avec les Allemands… En même temps que le Judenrat les Allemands mettent en place une unité de police juive de 11 membres. Le ghetto de Lubartow n'est pas fermé : Les juifs vivent au centre de la ville, principalement autour des deux places du marché.
Après le retour des Juifs à Lubartow en septembre 1940, le Judenrat organise une soupe populaire car parmi les habitants il y a beaucoup de familles pauvres. Indépendamment des juifs de Lubartow, 1.000 autres juifs arrivent de Ciechanow, ville incorporée au Reich à la fin de 1940. Au début de 1941, un grand nombre les juifs de Lublin sont encore reclassés à Lubartow. La plupart d'entre eux sont très pauvres.
Les SS organisent la première déportation de Lubartow le 9 avril 1942, le dernier jour de la Pâque juive. Tous les Juifs sont rassemblés dans la cour de la synagogue où les SS font une sélection. 800 personnes qui n'ont pas de cartes de travail sont envoyées à la gare pour Belzec.
Trois jours plus tard, des convois de juifs expulsés de Slovaquie arrivent à Lubartow. Jusqu'au début mai 1942, ils sont 2.421 juifs slovaques à arriver à Lubartow, principalement des personnes âgées, des femmes et des enfants, les hommes capables de travailler ayant été sélectionnés à Lublin et envoyés au KL Majdanek. Les juifs slovaques sont parqués dans l'ancienne écurie allemande de la rue Legiony. Un habitant polonais de Lubartow raconte : « Ils diffèrent de nos Juifs. Ils ne portent pas de chapeaux ni les yarmulkes (kippas) traditionnels. Leurs femmes ont les cheveux onduleux et au lieu de perruques, portent des chapeaux. Elles sont habillées à la mode et leurs maris portent des costumes. Elles n'ont pas mis des brassards avec l'étoile bleue, mais ont fait faire des étoiles en tissu jaune et les portent sur la poitrine. Elles sont obligées de dormir dans la paille sale mais chaque matin elles sortent de la caserne, propres et bien mises. Les Polonais de Lubartow et les Juifs locaux sont très attirés par eux. Et les policiers juifs, souvent très brutaux envers les Juifs de Lubartow, perdent leur l'assurance vis-à-vis des Juifs de Slovaquie. Les habitants de la caserne de la rue Legiony (Juifs Slovaques) ne sont pas restés longtemps à Lubartow. Ils ont soudainement disparu. » Après quelques jours ils ont en effet été « reclassés » à Firlej et Ostrow Lubelski.
La déportation finale de Lubartow a lieu le 11 octobre 1942. Tous les Juifs de Lubartow sont rassemblés avec ceux de Kamionka, Tarlo, dFirlej et Ostrow Lubelski, soit 40 000 personnes en tout. Après sélection, un petit groupe d’hommes est envoyé à Majdanek. Tous les autres sont envoyés dans les chambres à gaz de Treblinka. Par colonnes de 4 quatre ils sont menés de la rue Lubelska à la gare. Ils sont enfermés dans des wagons à bestiaux sur les planchers desquels avait été étalée de la chaux vive… de sorte qu'ils suffoquent. Durant le chargement, les Allemands tirent et tuent les juifs sur les marchepieds ou sur les plateformes… Peu de gens réussissent à se cacher ou à s’enfuir entre le marché et la gare. Parmi les juifs d'Ostrow Lubelski déportés de Lubartow à Treblinka, Chiel Reichman réussit à survivre. Les juifs qui tentent de se cacher sont tués ; certains sont découverts dans le nouveau cimetière, où environ 300 juifs sont exécutés.
Quelques juifs sont arrêtés plus tard et envoyés au ghetto de Piaski. En même temps que leurs familles, les membres du Judenrat sont reclassés dans le ghetto de Leczna, où la plupart d'entre eux seront tués en novembre 1942. Officiellement, quelques juifs qui travaillent pour la gendarmerie allemande restent à Lubartow. Le 29 janvier 1943, ils sont exécutés dans le cimetière juif. Après la dernière déportation, les Allemands détruisent les synagogues et les cimetières juifs de la ville. Les pierres tombales juives sont employées comme matériau pour paver la cour de l'école de la rue Cicha, où logent des soldats de Wehrmacht.
Seuls 40 juifs de Lubartow survivent à la guerre. 5 d'eux ont été cachés à Lubartow même, d'autres se sont cachés dans les forêts voisines de la ville. En même temps que son père et oncle, Raya Weberman a été cachée à Lubartow par un fermier polonais, Adam Butrin, pendant deux années…
En 1945, d'autres survivants juifs sont revenus d’Union soviétique. En raison de l'hostilité antisémite à Lubartow, pratiquement tous les survivants ont émigré dans les années 1945 - 1946. Un seul juif est resté à Lubartow. Il est mort là au début de 1990.


Un jour de répit :

Ce matin, au réveil, j’étais persuadée du grand changement.
Non pas que je veuille renier ce que je suis. Juste faire une pause. Une seule journée
Je n’y étais préparée la veille. Oui je peux avouer : je n’étais pas conditionnée.
Demain au réveil, je serais comme tout le monde. Oui je mangerai n’importe quoi. Même du porc. Quel goût cela a-t-il ?
Oui je m’habillerais comme toutes les autres.
Surtout ce terrible poids du passé aurait disparu.
Je serai légère.
Oh oui j’appellerais ma vieille mère, si casse pied. Nous irions ensemble dans une agence de voyage. Le reportage visionné il y a peu nous donnait envie d’aller voir de plus près, ce pays. La Turquie nous accordera facilement le visa de touriste.
Mais, voilà à peine réveillée, je me souvenais !

Photo Chantal Maas
Ma mère fut assassinée, il y a si longtemps. Un temps où l’on ne parlait pas. Un temps où l’Europe de l’Ouest ne nous connaissait pas. Quelle idée absurde de visiter la Syrie ???
Cela n'est pas si absurde.Un juif (ou une juive) recevrait, il le visa d’entrée ?
Mon regard aperçu la Menorah. Tout me revenait à l’esprit.
Tu es née juive et le resteras. Pas de pause, pas de répit.
Il n’y a pas si longtemps, des non-juifs rêvaient d’être juif. Ils sont de moins en moins nombreux.
pas si facile que cela, pas si avantageux non.Le mythe des juifs et du Pouvoir ; des Juifs et l’argent ne sont que des mythes. Bien sûrs ils en existent quelque un de riche, même trop riche. Bien sur il en existe quelques-uns qui ont du Pouvoir.
Je n’en fais pas partie. Tant mieux.
Je me suis souvenue de la Shoah, de la fureur bolchevique. Je me suis souvenue qu’avant ces horreurs, les Juifs étaient nombreux en Pologne.
Je me suis souvenue que d’autres prennent leur place. Notre place.
Dans cette Pologne moderne, n’y a-il plus de place pour les Juifs ? Si, une toute petite.
Préférerait-on des Juifs de papier ?
Je me suis souvenue d’une phrase terrible mais si vraie, entendue de la bouche d’une survivante de Birkenau, rentrée à pied en Roumanie : petite, lorsqu’on est juive, on n’est rien d’autres. Ni hongroise, ni roumaine. Seulement juive. l’oublie pas.
Je me suis souvenue de cette phrase.

Chantal Maas

Lublin : Histoire juive (3)

En remontant vers la vieille ville, nous longeons la rue LUBARTOWSKA
Ce fut le nouveau quartier juif avant la guerre. L’aspect a peu changé.
Le premier quartier juif s’étendait au pied du château, dnas la seconde moitié du XIXe siècle, les Juifs s’établirent le long de la rue Lubartowska et sur la colline Czwartek.
L’édifice voisin de l’ancienne académie des Sages est l’ex-hôpital juif, aujourd’hui une clinique.
L’hôpital juif fut fondé en 1886, il disposait dans les années 1930 d’une centaine de lits. En 1986 une plaque commémorative y a été posée. Cette plaque commémore les patients de l’hôpital juif assassinés par les nazis le 27 mars 1942.
A l’angle de la rue Lubartowska et Czwartek, dans la cour en face du n°7, se trouve la Maison Populaire Juive (rue Szkolna 16), construit par le Bund de Lublin. Terminé en 1939, l’édifice n’arriva pas à remplir son rôle de centre de la vie juive.
Après 1945, il a été, durant quelques années, le siège du comité Juif, d’une bibliothèque et d’une société culturelle.
Aujourd’hui siège de la Caisse Régionale de Maladie
La synagogue de la Confrérie des Porteurs de morts (Hevrat Nosim)
Izba Pamieci Zydow Lubelskich



La synagogue se situe au numéro 10 de la rue Lubartowska.
A la fin du XIXe siècle, la synagogue était une maison de prière et d’enseignement de la confrérie funéraire Hevrat Nosim. Les lectures talmudiques données par Moshe Ajzenberg et David Muszkatblit (Shiour be Tsibour) acquirent une grande renommée.
La synagogue est restée en fonction jusqu’en 1984 quand, en raison du nombre insuffisant de fidèles, les offices furent suspendus.
Depuis la rénovation de 1987, une partie du bâtiment sert à des fins religieuses. Comme ce fut les cas pour la bar mitsva de David Muszkatblit, arrière-petit-fils du grand talmudiste, s’y est déroulée en 1987,.


La seconde partie a été transformée en Mémorial des Juifs de Lublin, avec une exposition de photographies d’archives, de vieux ouvrages et divers objets de culte.



En mai 1995, le fonds rassemblé durant des décennies a été volés.
Il n’a été possible de reconstituer qu’une partie de la collection.



En face se situait le ghetto de Lublin





La Place Ofiar Getta ( des victimes du ghetto)



La rue Lubartowska conduit à la place du mémorial.
Il ne faut pas s’attendre à découvrir un mémorial bien visible au premier regard. Il est un peu caché par les autres bâtiments, les arbres.

La recherche des traces juives exige une connaissance de l’histoire juive de la ville, des lieux.
On retrouve des traces de vieilles maisons rue Kowalska.



Le vieux cimetière juif

L’avenue Tysiaclecia conduit à la rue Podzamcze que l’on suit jusqu’au carrefour de la rue Lwowska.
Il est un des plus anciens de Pologne. Il fonctionna de 1541 à 1829. Certaines sources mentionnent des obsèques remontant à 1489.

La tombe du Hozé de Lublin*1 est une des plus importante du vieux cimetière.
Une allée de béton mène de la porte d’entrée à tous les monuments importants.
La première matseva date de 1541 et indique le lieu de repos de Yakov ben Yehuda ha-Levi Kopelman , talmudiste, mort en 1541.
C’est la pierre tombale la plus ancienne de Pologne se trouvant à l’endroit original de sépulcre..
Le cimetière à subi à plusieurs reprises des dévastations.
Après la période communiste, il a été remis en ordre et inventorié dans las années 1980, par la société de Protection des Souvenirs culturels Juifs de Lublin.
suite à des actes de vandalisme dans les années 1988-1991, plusieurs pierres tombales ( 40 sur les 80) ont été détruites.
Les deux pierres tombales suivants sont celles du chantre Abraham (mort en 1543) et du talmudiste Yehuda Leib (mort en 1596).
Le tombeau protégé par une grille spéciale avec des traces de polychromies, couvert d’un grand nombre de Kvitlech est la sépulture du Hozé de Lublin.
Ensuite l’allée bifurque. Le sentier latéral conduit à une plaque sans ornements sur laquelle, il se trouve de petites lampas et de kvittlech que chez le Hozé de Lublin. C’est la tombe du grand savant talmudiste Chalom ben Joseph Chachna.
La troisième des plus importantes, cassée et entourée de chandelles, fut exécutée en 1574 en hommage à Shlomo ben Yechiel Louria, surnommé le Maharchal.*2
Les autres personnages qui reposent sont : Moshe Montalto (mort en 1637), médecin renommé ; Abraham Chaim ( mort en 1762), président de la Diète des Quatre Terres. Sa tombe est décorée d’uns statue d’Artémis à l’arc ; le rabbin Israël ha-Levi Horovitz (mort en 1819) surnommé Eisenkopf (Tête de fer).
Le mur entourant le cimetière remonte au XVIIe siècle.

Malgré son caractère historique, le cimetière n’est pas accessible aux touristes.
Pour visiter le cimetière il faut demander la clé. Il faut s’adresse à Jozef Honig, rue Dembowskiego 4/17.
Ce qui m’empêcha de la visiter. Le responsable n’était pas disponible lors de mes deux séjours à Lublin.
A Tarnow, il faut s’adresser à l’office du tourisme. Ce que je fis à Lublin.
En réalité, je ne l’appris qu’aujourd’hui de retour de mes deux voyages, il faut s’adresse à Josef Honig.
Le but était d’inventorié, trente années après la première la dernière remise en état. D’effectuer un état des lieux photographique indispensable pour des archives.

*1 Hozé de Lublin :
Yaacov Isaac ha-Levi Horovitz (1745-1815), surnommé le Hozé de Lublin (Celui qui voit), fut l’un des créateurs du hassidisme polonais. Disciple d’Elimelech de Lezajsk et de Dov Ber de Miedzyrzecze, devint célèbre pour ses facultés extraordinaires. Notamment la voyance, la guérison de la stérilité et la lévitation. Ce qui lui valut d’être le protagoniste de prédilection du folklore juif. Sa science se focalisait sur la formation étique de ses adeptes ; lui, s’était isolé des ignonimies de ce monde en portant en permanence un bandeau sur les yeux. Les circonstances de la mort tragique du Hozé sont énigmatiques. Selon ses adeptes, le tzaddik arait lévité en extase par la fenêtre de sa maison au 28 de la rue Szeroka, en réclamant à haute voix l’arrivée de Messie. Cela se passait le 9 Av (jour de Tisha be-Av).

*2rabbi Shlomo ne Yechiel Louria (1510-1574),surnommé Maharchal, fut l’un des plus éminents talmudistes de son époque.
>En 1555, il vint à Lublin pour être recteur de la Yechiva mise en place par un autre grand savant, Chalom ben Joseph Chachna.
il toma en conflit avec le pro-recteur et en 1567, il créa sa propre Yeshiva : Maharchal-Shul.
Il conquit une grande autorité en tranchant de nombreuses questions religieuses.
Ses réponses aux problèmes forment le recueil intitulé Iam Shel Shlomo (Mer de salomon) publié à Lwow en 1574.
Mayer ben Gidali ( mort en 1616) surnommé Maharam, commentateur du Talmud, était l’autre grand patron de la plus grande synagogue de Lublin. Le dernier gérant (Gabai) de la synagogue s’appelait David Keller. Ses récitations sur le Torah (Bal-Kore) sont passées dans l’histoire.

Lublin : Histoire juive (2)

L’académie des Sages de Lublin – Yeshiva Khakhmei Lublin.




L’édifice de l’ancienne Académie des Sages s’élève au coin des rues Unicka et Lubartowska.
La parcelle était un don de Shmul Ajchenbaum, le projet d’Agenor Smoluchowski.
sa construction se prolongea de 1924 à 1930.
L’Académie des Sages de Lublin restitua à la ville le statut de haut lieu intellectuel juif.
Elle ne fonctionna durant neuf ans seulement, ce qui ne l’empêcha pas d’acquérir une grande gloire.
Les salles de cours occupaient cinq étages, l’internat pouvait accueillir 200 étudiants
La bibliothèque comptait dix mille ouvrages talmudiques.



L’ensemble était complété par un jardin avec douze mille arbres.



L’enseignement commençait par la Michna – cours préparatoires-.
Les candidats devaient, au cours d’entrée, réciter 200 pages du Talmud par cœur.
Les plus doués commençaient les études talmudiques supérieures et obtenaient le grade de cerba de rabanan.
La première promotion quitta l’académie en 1934.
Après la chute du communisme, les autorités ont réservé aux visiteurs de l’anvienne Yeshiva des locaux.
Le premier est une vaste salle d’honneur qui servit jadis de synagogue.



Elle occupe les deuxième étages et troisième étages, sur le plan d’un rectangle, avec des galeries latérales soutenues par des colonnes qui entourent la salle sur trois côtés.
Ni le riche aménagement d’avant la guerre, ni les fenêtres n’ont été conservées, ces dernières ayant été murées.
Ensuite il y a la bibliothèque, qui abrite une salle de prière avec l’Aron HaKodesh nouveau.



Yehuda Meir Shapiro (1887-1033)
Il institua l’Académie des Sages, mais fut aussi un personnage important pour toute la communauté juive de Pologne.
Il naquit à Soutchava en Bukovine.
Durant sa carrière, il fut notamment rabbin à Sanok, il publia des ouvrages qui lui apportèrent la considération ( Imrei Daat. Paroles de Sagesse publié en 1910 et Or Hameir , Lumière de la clarté, publié en 1926).
Dans les années 1922- 1927, il fut député à la Diète. Son plus grand rêve était de créer une académie rabbinique talmudique mondiale. Il le réalisa dans la fondation de l’Académie des Sages de Lublin.



Lublin1 e partie

: Histoire juive (1)

A la veille de la II e Guerre mondiale, près de 300 mille Juifs vivaient dans la région de Lublin.
Haut lieu de la tradition et de la culture juive pendant trois cents ans, cette région fut la terre natale de nombreux Tzaddiks, comme Mordechai Joseph Leiner d’Izbica, Chaim Israël Morgenstrn de Pulawy ou Motele Rokeach de Bigoraj.
C’est aussi de Bilgoraj que provenait la famille des plus célèbres écrivains juifs : Israël Joshua Singer et Isaac Bashavis Singer.
L’octroi de la chartre municipale date de 1317, et la première mention de la commune juive en 1336.
En 1435, Casimir Jagellon accorda aux juifs le privilège du commerce libre, et, en 1523, l’égalité des droits avec les bourgeois, en contrepartie de leur contribution à la construction des fortifications.
En 1568, la division totale des deux communautés s’opéra,c ar la ville juive venait de recevoir le privilège de non tolerandis Christianis.
Cet isolement dura jusqu’au milieu du XIXe siècle, de sorte qu’ile st permis de parler de présence juive dans les limites de Stare Miasto ( Vieille Ville) seulement à partir de 1862.
Lublin jouait le rôle d’un centre intellectuel. Des académies talmudiques et des imprimeries hébraïques l’avaient élue pour siège.
Les écoles de Yakov ben Yehuda ha-Levi Kopelman, Chalom ben Joseph Chachna et Shlomo ben Yechiel Louria, surnommé Maharchal, appartenaient aux établissements supérieurs les plus célèbres de Lublin au XVI e siècle.
Les imprimeries le splus importantes étaient celles de Kolonymos – dès 1578 – et Kalmen et Levi – dès 1630-, qui éditaient des livres de prière et des ouvrages talmudiques.
De 1580 à 1725, la ville devint le centre principal, à côté de Jaroslaw, de l’autonomie juive.
C’est ici aussi que l’on convoquait la Diète des Quatres Terres ( Waad Arba Aracot). La chute du pays fut, pour les Juifs de Lublin, le commencement d’une terrible période. Pendant la guerre de 1655, les troupes de Bohdan Chmielnicki brûlèrent le quartier juif , 2 mille juifs périrent. En souvenir de cet événement les Juifs de lublin font un jeûne spécial jusqu’au milieu de la veille de Soukkot .
La fin du XVII e siècle apporta des querelles religieuses : d’abord, en 1670, le grand anathème fut jeté sur Sabataï Tsvi et ses adeptes. Ensuite, vin tune longue période de schisme provoquée par la naissance du hassidisme et le développement autour du Tzaddik Yaacov Isaac ha-Levi Horovitz appelé le Hozé – Celui qui voit – de Lublin.
42 mille Juifs (31% de la population) habitaient à Lublin à la veille de la II e Guerre mondiale. Cette grande communauté éditait son journal : Lubliner Tugblat. Avait ses organisations sportives ( Samson, Hapoel, Makkabi), ses théâtres d’amateurs, partis politiques ( notamment le Bund avec Bela Shapiro) et des syndicats forts.
Les relations avec les Polonais étaient correctes, mai sil faut insister sur l’isolement mutuelle.
Après 1945, on recensait 4553 survivants, en 1990 il ne restait que 45 juifs.

La visite de Lublin juive devrait idéalement commencer par la porte Grodzka




C’était par là que l’on accédait à la ville juive : la Jérusalem de Pologne ou Mère d’Israël.











Au delà du château, c’était un monde juif qui s’étendait, avec aux fenêtre desquelles les bougies de Chabbat s’allumaient.
.







Plac Zamkowy (place du château)



Avant la guerre le quartier composé des rues de Cyrulicza, Furmannska, Jalececzna, Kowalska, Krawiecka, Mostowa, Nadstawna, Podzamcze, Ruska et Szeroka était le cœur du Lublin Juif.
Les Juifs ont drainé les marais autour du château de sorte que, bientôt, il fut ceint de l’ancien quartier juif – appelé aussi cité juive-.
Le vaste square au pied du château a été tracé en 1950.


L’emplacement de la Synagogue de Maharchal et Maharam

L’avenue Tysiaclecia conduit au Vieux cimetière Juif.
La Maharchal-shul fut érigée en1567. Les Allemands la détruisirent en 1942.

Il existait deux synagogues : au rez-de-chaussée, la synagogue Maharchal et au premier étage, la synagogue Maharam, qui pouvait accueillir au total 3 mille personnes.
Le mur en était légèrement arrondi à cause du cours de la rue Jateczna.
Jusqu’au XIX e siècle c’est ans le vestibule que les coupables condamnés par le Beth-Din (tribunal rabbinique) purgeaient leur peine.
La prière quotidienne se déroulait dans une petite pièce près du vestibule.
Dans l’entre-deux-guerres, les soldats juifs du VIIIe régiment des Légions, priaient là et chantaient devant la synagogue le célèbre chant patriotique : Boze, cos Polske (Dieu qui as protégé la Pologne depuis des siècles…).
En face de la synagogue de Maharchal se trouvait celle de Kahal.
Les autres synagogues célèbres de Lublin étaient Laïfershul au 12 rue Podzamcze, la belle Kotlarshul au 2 de la rue Szeroka et la Beitmidrash de Rebbe, hassidique, dans la cour de la maison de Hozé de Lublin, au 28 de la rue Szeroka.
Aujourd’hui il n’en reste plus aucune trace.



Tarnow ghetto

Tout le monde a entendu parler du ghetto de Varsovie . Il a exister une longue listes d’autres ghetto, plus petits.
Tarnow est une ville de Galicie en Pologne méridionale, située à 70 kilomètres à l'est de Cracovie. Avant la guerre environ 25.000 Juifs vivent à Tarnow, soit environ 50% de la population de la ville. Quand les Allemands bombardent Tarnow pour la première fois le 3 septembre 1939, de nombreux Juifs partent vers l’est, alors qu'affluent de nombreux réfugiés d’autres régions de la Pologne. Les Allemands occupent Tarnow le 8 septembre 1939 et commencent immédiatement à confisquer les biens des Juifs et à arrêter des hommes dans la rue pour le travail forcé. Le 9 novembre les synagogues et maisons de prière de Tarnow sont incendiées ; elles seront démolies plus tard. Le même mois un Judenrat est créé, qui sera remplacé à la Paque 1940 par un autre Judenrat. Le 18 décembre 1939 Tarnow les juifs sont obligés de porter un insigne spécial et de remettre leurs objets de valeur, bijoux et devises étrangères sous peine de mort.
Le premier convoi de déportés polonais pour Auschwitz part du vieux bâtiment de la mikveh (bain rituel juif) de rue de Boznic de Tarnow le 14 juin 1940. Ces 728 prisonniers (708 Polonais et 20 Juifs polonais) de la « Deutsche Strafanstalt » (prison) sont les premiers déportés d’Auschwitz. Ils sont tatoués avec les numéros 31 à 758. (Les numéros 1 à 30 ont été attribués aux prisonniers allemands amenés par Höss et son personnel pour aménager le Stammlager).
L'établissement d'un ghetto à Tarnow est décidé en mars 1941. Le ghetto reste ouvert pendant 3 mois. Début juin des Juifs de la région environnante sont amenés à Tarnow, et la population du ghetto atteint 40.000 personnes. Rapidement, la famine règne dans le ghetto.
La première « aktion » contre les Juifs de Tarnow a lieu en juin 1942. Le HSSP Obergruppenführer pour le Gouvernement Général F.W. Krüger visite Tarnow et donne ses instructions aux autorités locales de la Sipo sur les prochaines opérations. Le 9 juin les Juifs sont avertis par proclamation de se rassembler le lendemain sur la place Kaplanowka pour l'enregistrement. Les Juifs présentant des papiers prouvant qu’ils travaillent pour l’industrie de guerre sont listés et leurs papiers estampillés du signe « SD ». Les papiers des autres sont tamponnés de la lettre « K ». Lorsque les Allemands arrivent au Judenrat pour récupérer les listes des Juifs destinés à la déportation, Paul Reiss, président du Judenrat, déclare qu’il sera le premier à partir. Il est abattu sur place. D’autres membres du Judenrat sont également abattus.
En raison de l'énorme tâche que représente la première « Aktion », les services de sécurité font appel à l'aide de la police locale et régionale, à une compagnie de Waffen-SS commandée par le SS-Hauptsturmführer Klienow, postée au camp de formation de Debica, au Sonderdienst (service spécial), au Baudienst (pionniers polonais) et à plusieurs employés de la bourse du travail de Tarnow.
Le matin du 11 juin, après un discours du commandant de la police criminelle Klee, les SS et les membres du Baudienst, passablement imbibés d’alcool et armés de haches, font sauter les portes verrouillées des maisons juives. Des juifs, avec les papiers « K » ou sans papiers sont extraits des maisons ou massacrés sur place. De nombreux enfants sont littéralement fracassés contre les murs ou les trottoirs. Des groupes de juifs sont traînés dans une forêt voisine et massacrés à la mitrailleuse ; d'autres sont fusillés près de la barrière du cimetière juif ; plusieurs centaines sont étouffés à la vapeur dans l'établissement de bain près de l'école Czacki. Pendant cette « Aktion » 7.000 juifs sont massacrés à Tarnow même et dans la forêt de Buczyna près de Zbylitowska Gora, où ils sont enterrés dans de grandes fosses. Tandis que ces événements ont lieu, 11.500 autres juifs sont menés à la gare, chargés dans des wagons et envoyés dans les chambres de gaz de Belzec…
Le 20 juin 1942 les juifs restant à Tarnow sont enfermés dans une section spéciale du ghetto clôturée par une palissade en bois de 2m de haut complétée avec du barbelé. On leur interdit de quitter le ghetto sans permission. D'autres juifs sont enfermés dans l’autre partie du ghetto. Les 24 et 25 juillet ces Juifs sont expulsés hors de leurs maisons. Ils doivent ôter leurs chaussures et sont conduits pieds nus sous les coups de crosses de fusils et de fouets sur la place du marché. Des enfants sont séparés de leurs parents et tués par balle dans un hangar voisin. Quelques Juifs sont sélectionnés pour le travail forcé et les autres envoyés à Belzec. Cette deuxième « Aktion » est menée sous les ordres directs de F.W. Krüger. Elle vise principalement les vieux, les malade, les « inaptes au travail », les femmes et les enfants. Elle est également connue sous le nom de « Kinderaktion » en raison du grand nombre d'enfants qui y sont tués.
Le matin du 10 septembre 1942, à 7 heures, tous les Juifs restant de Tarnow, soit environ 10 000 personnes doivent se rassembler sur le Magdeburger Platz, la place principale du ghetto. Cette opération est une répétition de la première « Aktion ». Elle est commandée par le chef de la Gestapo Palten. Les Juifs sont sélectionnés soit pour le travail, soit pour la déportation. Des actes de brutalité accompagnent la sélection : les juifs sont obligés à rester à genoux des heures durant, d’autres sont exécutés sans aucune raison apparente. Les officiers SS Oppermann et Libor se montrent particulièrement sadiques. Les épouses et les enfants des Juifs choisis pour le travail et la vie ne sont pas épargnés : ils sont été brutalement emmenés par la Gestapo et chargés sur des camions. Des parents qui refusent de se séparer de leurs enfants sont exécutés sur place. Un transporteur de Tarnow est réquisitionné pour conduire plusieurs centaines de vieux et de malades au cimetière, où les victimes sont obligées de se déshabiller et sont ensuite exécutées. Les Juifs choisis pour la déportation sont menés du ghetto aux casernes situées près de la gare et y sont enfermés. La sélection se poursuit pendant deux jours encore. L' « Aktion » s’achève le 12 septembre 1942, et les Juifs enfermés dans les casernes sont conduits à la gare, chargés dans des wagons à bestiaux et envoyés à Belzec, où ils sont tous gazés. Le nombre de Juifs expulsés ou tués dans la ville et au cimetière est estimé à 10.000.
En octobre 1942 le ghetto est divisé en deux parties. La section A devient un camp de travail obligatoire « Zwangsarbeitslager Tarnow » avec les quartiers séparés pour hommes et femmes. Son commandant est le SS-Hauptsturmführer Blacher. La section B renferme tous les Juifs qui ne travaillent pas et les travailleurs Juifs avec des familles nombreuses. Son commandant est le SS-Oberscharführer Grunoff. On ne permet pas aux Juifs de se déplacer d'un ghetto à l'autre.
Le 15 novembre 1942 un autre « Aktion » a eu lieu à Tarnow, encore sous la responsabilité du SS-Hauptsturmführer Palten. Beaucoup d'habitants du ghetto B décident de se cacher dans les abris, les caves et d'autres caches. Alors que le ghetto A est au travail, les Juifs du ghetto B sont convoqués au Magdeburger Platz, où ils doivent laisser tous leurs objets de valeur. Ils sont ensuite obligés de se mettre à genoux tandis que les officiers de la Gestapo Palten, Rommelmann, Grunow, Jeck, Oppermann, Gaa et Libor vérifient leurs documents. L'officier Gaa se rend avec le chef de la police juive, Bienenstock, à l'atelier du tailleur Lauer, où plusieurs juifs travaillent. Il y arrête David Fromowicz et son épouse Chaja et les amène sur la place… Vers midi les 2.500 juifs choisis sont alignés par colonnes en ordre de marche et se rendent sou bonne garde à la gare, où ils sont « chargés » dans des wagons de marchandises fermés avec du fil de fer. Le train part de Tarnow vers 18h, s'arrête à Rzeszow où d'autres wagons pleins de Juifs sont couplés au convoi. À minuit il quitte Rzeszow et part pour Belzec via Rawa Ruska. Près de Rawa Ruska, David et Chaja Fromowicz parviennent avec d'autres Juifs à s’extraire des wagons par les trous d’aération et sautent du train. Ils reviennent à Tarnow.
Début janvier 1943 le SS-Oberscharführer Blache assure le commandement du ghetto. Il se rend célèbre en s’appropriant pour son compte de nombreux biens volés aux Juifs. Cet assassin n’hésite pas à associer à ses meurtres son fils de 16 ans. Ainsi le 11 juin 1942 il assassine en compagnie de son fils Gerhard un vieillard juif devant les membres de sa famille, les Blauner…
En été 1943 il reste environ 9.000 juifs dans les sections A et B du ghetto de Tarnow.
Mi août 1943 se tient une conférence à Cracovie dans le bureau du SS-Obergruppenführer Wilhelm Koppe, qui avait remplacé F.W.Krüger comme HSSPF pour le Gouvernement Général. Le SS-Oberführer Scherner préside la conférence. On lui annonce qu'un quatrième « Aktion » est prévue début septembre pour liquider le ghetto. Scherner nomme responsable de cette liquidation le SS-Hauptsturmführer Amon Léopold Göth, le « liquidateur » des ghettos de Lublin, Rzeszow, Bochnia, Przemysl, Cracovie et du camp de Szebnie. Fin août, une autre conférence met au point les détails de la liquidation. 200 hommes et 100 femmes resteront dans le ghetto pour l’assainir et le nettoyer. 2.000 juifs de l'usine d'habillement Madritsch seront transférés à Plaszow. Les 6.000 autres auront droit au « traitement spécial » à Auschwitz-Birkenau.
Au matin du 3 septembre 1943, les SS, les SD et les autres forces de police cernent le ghetto. Les Juifs travaillants du ghetto A se préparent à partir comme à n'importe quel autre jour, mais sont amenés avec les Juifs du le ghetto B sur le Magdeburger Platz. Le Kommando juif d’assainissement est organisé et emmené au fond de l’usine Singer. Une garde est placée à l'entrée de l’usine pour empêcher les Juifs choisis pour la déportation de s’y réfugier. Suit une sélection parmi les Juifs du ghetto A, et les sélectionnés sont envoyés dans le camp de travail de Cracovie-Plaszow.
Beaucoup réalisent que les Juifs de l’usine Singer ne sont pas prévus pour la déportation immédiate et tentent de les rejoindre, ce que Göth a prévu. Avec quelques SS il charge à coups de matraque, de fouets, mais aussi de pistolet. Les Juifs trop lents sont abattus. Il s’acharne tant sur une femme nommée Zimmermann qu’elle reste étendue sur le sol, morte. De nombreux Juifs son exécutés et leurs corps parsèment la place. D’autres Juifs qui se cachent dans leurs maisons sont massacrés sur place.
Dans la même après-midi, les Juifs sont menés par le Magdeburger Platz à la gare et chargés à destination d’Auschwitz dans des wagons de marchandise, à raison de 160 par wagon, dont les trous d’aération ont été bouchés avec des planches clouées. Beaucoup de Juifs meurent de suffocation lors du trajet, en raison du manque d’air. Environ 50 Juifs qui avaient tenté de passer de petits enfants en « contrebande » avec eux hors du ghetto dans des sacs à dos sont retirés du convoi, mis à part et reconduits en camion au ghetto : là, Göth et quelques uns de ses hommes les éliminent tous à l’arme à feu.
Le 18 janvier 1945 l'armée soviétique entre dans la ville qui vient d’être déclarée par les nazis « Judenfrei », « vide de tout juif »…

Tarnow contrairement à Cracovie ou d’autres villes tristement célèbres sont visitées régulièrement, cette petite ville reste oubliée. Les pierres continuent de hurler. La souffrance y est palpable.
A suivre : témoignage

Tarnow Première visite

Ma première sortie à Tarnow, le soir de mon arrivée reste un moment fort.
La souffrance y est palpable. Plus qu’à Birkenau.Le sol de Birkenau raconte. Pour cela il faut le toucher. Prendre le temps de l’écouter.
Seul le regard ne suffit pas. Il faut regarder Birkenau avec le cœur. Regarder avec les yeux donne une vague dimension de l’étendue.
Les pierres dans le vieux centre de Tarnow hurlent.La souffrance est oppressante, terrifiante. Je sens intensément la douleur, la peur et la mort violente.Il ne m’aura fallu que quelques minutes pour ressentir et vivre cette horreur. Comme si le temps s’était arrêté.
A Tarnow dès le soleil couché après un ciel rouge sang, les pierres, malgré l’animation sur la place, les pierres hurlent plus fort que tout.Une tristesse infinie submerge. Malgré la gentillesse et l’accueil les tripes se nouent.Surgît le besoin vital de hurler à la mort.
L’impression étrange de se sentir vivante et morte en même temps. Il s’agit d’une sensation forte. Une question s’impose, perturbe toute pensée rationnelle : suis-je la seule juive vivante ici et maintenant ?
Une fois encore, errer telle une âme en peine. Mon âme souffre plus qu’à Birkenau.personne ne doit m’expliquer ce qui s’est passé, ni où.
Cette souffrance, je ne l’ai pas ressentie à Cracovie dans l’ancien ghetto (Podgorze). Je n’y sentais protégée, entourée, pleine d’espoir.
Ici à Tarnow c’est la peur, l’angoisse et l’effroi qui me paralyse.
Une idée forte totalement subjective, me traverse l’esprit. Et si je devais mourir ici ? pour la première fois de mon existence mouvementée, l’idée d’être assassinée parce que juive est une évidence. C’est assez logique d’avoir cette pensée.
Pourtant ma mère fut assassinée pour cette raison et mon grand-père après la guerre. J’y ai échappé, ce n’est pas du hasard. C’est ma destinée, d’être la seule survivante de la terreur bolchevique envers les Juifs.
Le libre-arbitre est une obligation pour tout juif. Cela les bolchevique ne pouvait prendre le risque de le permettre.
Puis un jour d’été je me retrouve voyageant dans un camion en direction d’Oswiecim.
Durant les premiers mois, mon activité principale fut de prier, tant dans la ville, que dans la synagogue et qu’à Birkenau.Cela s’est imposé naturellement en moi. Ce fut lourd, difficile et éprouvant. Tel un défit à l’oubli. J’en suis sortie plus forte, plus sereine et surtout plus humaine.
La vie s’est enracinée. Cela chaque seconde plus profondément en moi.aujourd’hui me voici à Tarnow. Pourquoi ? Je ne le sais pas encore. Mais je sens avec certitude que l’endroit tant recherché par moi je l’ai trouvée. Il ne s’agit pas du lieu de ma naissance. Mais « autre chose ».
Je suis allée à Prague, à Cracovie, je sentais que j’approchais. À Prague, je pensais que toutes les images venues du tréfonds de mon subconscient se trouvaient probablement à Cracovie.Je suis allée, j’ai chercher sans jamais trouver cet endroit mystérieux.
J’ai errer dans Kazimierz, à Pordgor, dans l’ancienne usine Shindler. J’y suis retournée encore et encore.
Lorsque je pensais ne jamais trouver cet endroit qui m’attirait je le trouve.
Pourquoi ais-je penser à Tarnow ? Je ressentais, pensais-je, le besoin de tout oublier. Pour une fois ne penser qu’à moi, me distraire.
Là, je me trouve dans cet endroit que j’ai tant cherché tant visiter dans mes rêves
Il me faut du temps, trouver de l’énergie après ce séjour à Tarnow.Je ne sais pas dans quel état je serai à la fin de ce séjour.Je ne sais pas comment se passera ma première nuit. Quels seront mes rêves ou mes cauchemars
.Par chance, j’ai avec moi ma meilleure amie : ma clarinette. Un simple regard vers elle me suffit à surmonter bien des difficultés.D
emain ce sera mon premier Chabat. Sera-t’il l’unique ou le premier ?
Ce que j’ai ressenti à mon arrivée à Tarnow s’est révélé exact. Cette seule journée est intense en sensation puissante.
Il ne reste que peu d’un passé glorieux des juifs ici. Une Bimah, salle de jeux des gamins…y jouant à la guerre.Les traces d’une vie juive est visible d’un simple regard.Ce ne sont que des traces. Si rien n’est fait cela disparaîtrait à tout jamais.
Il y a l’ancien Mikvé, je n’ai pas réussi à le trouver.Quant au cimetière juif il est énorme et très ancien. (16 e siècle).
Le nombre de pierres gisant sur le sol prouve la fureur avec laquelle les nazis se sont acharnés. Bien rares sont les personnes qui visitent le cimetière. Cette journée fut épuisante sur le plan émotionnel.
Je pensais y rester jusqu’à dimanche midi. Je décide d’écourter mon séjour. Pressée renter chez moi, de m’isoler.
Bon sang, ici aussi il faut une présence juive.dans la rue Zydowsky (rue juive) qui donne sur la place du marché (rynek) lieu de l’horreur, il y avait au numéro 13 un restaurant tzigane. J’aurai apprécier y aller. Passer un moment plus optimiste.Depuis peu il est fermer.Ce serait un bel endroit pour y ouvrir un restaurant juif.A Tarnow, le musée ethnographique à créer un musée de la culture tzigane (avec des tziganes).Il est fermé en ce long week-end. Le musée aimerait créer aussi un musée de la culture juive.
Comme à Oswiecim, à Cracovie dans Kazimierz serait-il dirigé par des non juifs
?Il faut faire la différence entre Kazimierz, qui est le quartier Inn , branché de Cracovie. Quartier faussement juif pour attirer les touristes.
Pourtant il existe une petite communauté juive à Cracovie. Pas assez folklorique. Un centre juif vient de s’y ouvrir. Il y a un rabbin.
A Oswiecim qui aurait pu ou voulu diriger le centre juif ? Le directeur fait un excellent travail.Je suis prête à étudier à fond le polonais pour venir à Tarnow.Est-il plus important de rester à Oswiecim, en tenant compte de l’existence du centre juif (ou il n’y a aucune personne juive) ou venir à Tarnow ?C’est la question que je dois me poser.
Encore faut-il qu’on veuille bien de moi à Tarnow. Rien n’est encore gagné.Est-il prétentieux, absurde de penser que ce que j’ai fait la première année à Birkenau devrait être fait aussi ici ?
Prier pour les victimes. À Birkenau j’étais à l’abri des regards.
À Tarnow, ce serait impossible. Comment pourrais-je le faire discrètement sur la place centrale ?
Dans peu de temps j’irai sans conviction à Cracovie pendant le festival de la culture juive Je viendrais à Tarnow durant ce séjour. Plus facile de Cracovie que d’Oswiecim. De Cracovie cela fait une heure en train. Cracovie.Lorsque je verrai les photos faites pendant ce séjour à Tarnow, je prendrais la réelle mesure de l’émotion et de l’impact.
Pour visiter le cimetière juif, il faut demander la clé à l office du tourisme. Ce n’est pas très loin mais cela fait une quinzaine de minutes de la place centrale.Se trouver seule avec la clé dans les mains est surprenant. Face à cette porte j’ai eu quelques difficultés à l’ouvrir. Cela est du à l émotion. À peine passée la porte, un chat est venu vérifier qui entrait. Les chats sont d’excellents gardiens de ce genre d’endroits. Il y en a à Birkenau. Il y avait un matou qui m’observait lorsque j’allais prier les premiers mois dans la synagogue à Oswiecim .J’en ai croiser un dans l’ancien ghetto à Tarnow.Il m’a gratifier d’un clin d’œil. Au cimetière juif un chat m’accueille.errer seule dans ce vaste et très ancien cimetière est lourd de sens. L angoisse noue la gorge. Difficile d y rester. Pourtant d’autres chats se sont montrés, m'observant. Nullement inquiet de ma présence. Plutôt intriguer.
Mon contact avec les animaux est fort. Le contact que j’ai avec les chats est particulier.Un des chats noirs me regardait d’un regard amical. Étrange.Ne suis-je pas meshugue !Le regard de cet animal fut du baume sur mes blessures de l’âme de ces dernières heures ?
Dans un état second je dois me secouer. Aller visiter autre chose. La vie est pleine de surprise.Tarnow aussi.J
’y ai découvert une place portant le nom de mon poète préfère : Sandor Petôfi.Poète révolutionnaire, transylvain, né à Debrecen ayant combattu pour l’indépendance en 1849 contre les Turcs.Une porte en bois sculptée de Szekelyi orne majestueusement la place. Au fond un monument avec une statue de Petôfi.
Il me faut penser à me nourrir ;Le restaurant tzigane étant fermé, je cherche un autre restaurant. Je trouve un resto sur la place centrale. Je finis rapidement par être la seule cliente. Pourtant le repas est excellent. L’ambiance y est un peu froide
.Encore une fois, je suis seule. La seule juive à Tarnow, la seule cliente dans cet excellent resto. Décidément la solitude me colle à la peau.
Mon escapade à Tarnow restera marquée dans ma mémoire.
Tout comme mon premier séjour à Cracovie. Le second soir, je fus bousculée par un groupe de jeunes touristes.
J’ai fait l’expérience des urgences à l’hôpital. La cassure et les fissure m’ont obligé de rentrer d’urgence à Bruxelles avec un énorme plâtre à une jambe.
Dès mon arrivée à l’hôtel où j’avais réserver une chambre simple, qui fus confirmé par email, on n’annonce qu’il ne reste plus qu’un appartement royal. Arrivée en début de soirée, j’étais coinçée .L’appartement immense donne sur la place.Durant ce long week-end les jeunes y viennent pour boire, se rencontrer. Impossible malgré les fenêtres fermées de dormir avant l’aube. De plus des concerts y sont organisés.
En plus la météo était exécrable. Le jour de mon départ un vent glacial soufflait. Nous sommes en juin, dans une des villes les plus chaudes de Pologne, je n’avais pas de manteau. N’ayant pas envisager des températures glaciales quasi hivernales.Vraiment je m’en souviendrais de mon séjour à Tarnow.
De retour à Oswiecim, je me concentre sur les photos faites dans un état second. Je me sens épuisée, brisée physiquement.
Chantal Maas

17.12.2010

Arte TV

Pour ceux qui seront intéressés voici un lien utile
http://www.arte.tv/fr/europeens/Etre-juif-en-Pologne-aujourd-hui/La-communaute-juive-/2328378.html

10.12.2010

Sur réalisme belge....suite

Sur réalisme belge

Après le centre pour l’égalité des chances, qui ne peut intervenir au nom de la liberté d’expression
Voici le comité de déontologie qui ne peut agri car…il s’agit d’un Quiz et non d’information
Il reste l’instance de contrôle des médias audiovisuels en Flandre qui pourra éventuellement traiter votre plainte: le Vlaamse Regulator voor de Media.
Qui est averti.

Manquement de déontologie journalistique

201012_Geo-Extreme-droite-1.jpg

Une plainte a été envoyée (moi) contre le journaliste de la Vrt.à : Raad voor de Journalistiek
http://www.youtube.com/watch?v=FSu_9CpaKiE
Il y a un manquement de déontologie journalistique évident.
Dans un Etat de droit, la liberté d'expression est un droit élémentaire.
Cette liberté d'expression ne peut être dissocié d'une déontologie. Sans cela toute dérive est possible...
La Belgique dérive petit à petit. Jusqu’où cela ira-t il ?
Certains citoyens, inconscients, préfèrent un système politique de type fasciste à la situation actuelle. Sont-ils irresponsables, inconscients ? Lorsqu’un officier de police (devant moi) déclare lui aussi préférer ce genre de gouvernement à la situation actuelle. Cela devient grave.
Si la Belgique n’a pas de gouvernement, il n’empêche qu’il y a un gouvernement provisoire qui travaille. Grâce à cette crise politique, la Belgique ne se porte pas mal.
Où va la Belgique ? Droit dans un mur.


06.12.2010

L'Extrême droite flamande montre son vrai visage

Le président du parlement flamand, Jan Peumans (N-VA) récidive à propos des Juifs
Les mots manquent pour qualifier ce qui s’est passé durant le jeu télévisé Pappenheimers autour d’une question concernant les Juifs. Le caractère radicalement déplacé de la question elle-même ("A propos de quel peuple Voltaire a-t-il écrit dans son Dictionnaire philosophique : Je parle à regret de ce peuple. Ce peuple est à bien des égard le plus détestable qui ait jamais souillé la terre?"),
les éclats de rire généraux, le commentaire scandaleux de Jan Peumans , président du Parlement flamand, qui a parlé de l’hypersensibilté des Juifs sur cette question, la remarque du commentateur sur la difficile coexistence des termes liquider et Juifs après la suggestion de Peumans de «liquider la question posée», et ce dans un éclat de rires encore plus tonitruant, tout cela a donné il y a quelques jours une image du l’émetteur national face à laquelle tout commentaire de notre part serait dérisoire. Le fait qu’il n’y ait eu aucun commentaire politique à la suite de ce spectacle nauséabond évoque une ambiance qui n’est pas sans rappeler celle de l’Allemagne du début des années ’30."
http://www.restitution.be/communique-201012052338.htmlrestitution.pdf

Résultat des élections municipales à Oswiecim

Le nouveau Président est : Jacek Grosser
Bonne nouvelle (je l'espère)
http://www.oswiecimskie24.pl/5444,OŚWIĘCIM.-Grosser-Prezydentem-Oświęcimia.html

22.11.2010

Elections municipales en Pologne

Le premier tour des élections municipales à Oswiecim, apportera un changement.
L'ancien maire : Janusz Marszalek n'a pas été ré élu.
Il faut attendre le 5 décembre - second tour- pour connaitre le résultat.

03.09.2010

Journée européenne de la culture juive

Le 5 septembre, journée de la culture juive.
http://web.me.com/chantalmaas/Art_juif/Art_juif.html
voici ma participation pour 2010
et aussi
http://web.me.com/chantalmaas/Synagogue_Kazimierz_Cracovie/Izaaka.html

01.09.2010

Ces belles histoires dont trop peu connaissent le récit.

Avant de conter une très belle et tendre histoire
Il me faut vous situer la ville de Pinczow.
Située entre Cracovie et Kielce, joliment située dans la région de Swietorkrzyskie. (Région de Sainte Croix)· Les Juifs y arrivèrent avant 1576. La famille Myszkowski, propriétaire de la ville, faisait venir des colons des villes royales qui avaient introduit la loi de « non tolerandis judaeis. Conformément à l'attente de leurs patrons, les Juifs, qui s’occupaient de commerce, d’artisanat et de services, contribuèrent à la dynamique économique.
Les marchandises de Pinczow étaient exportés. La population juive dépassait 60%, la ville étant ainsi promue au rang de centre principal des Juifs en Petite Pologne (Malopolskie), et elle gardait avec Kazimierz de Cracovie des liens familiaux et commerciaux.
Le XIX é siècle apporta l’essor de l’industrie et l’apparition de l’usine de drap de Rosenberg, de l’usine de cotonnades et de la teinturerie de Berenstein. L’imprimerie et la librairie se développèrent.
Avant la guerre Pinczow était une ville vivante et bruyante.
Les rues Klasztorna,Zlota, Krakowska, Krzywa et Slabska étaient considérées comme juives. Les terrains autour du marché appartenaient aux Juifs. Il y avait un théâtre d’amateurs et des clubs sportifs.
Au conseil municipal on y comptait 15 Polonais (chrétiens) et 15 Juifs.
Shapsia Rapaport ( 1888-1942) fut le dernier rabbin de Pinczow.
Elie de Pinczow ( 1710-1770) est l’un des Juifs les plus célèbres de la ville. Il acquit un grand renom comme médecin, sa vraie passion était les mathématiques.
Il publia à Zolkiew un traité de mathématiques, et à Berlin, en 1760, un manuel scolaire de géométrie.
Kasztanski, Herszkowicz (propriétaire d’une brasserie sur la grand place) sont des personnages célèbres.
Ce monde des Juifs de Pinczow est pérénnisé dans un certain nombre d’adages. Comme les Juifs y étaient très nombreux, une grande foule se disait « autant que des Juifs de Pinczow. Les Juifs produisaient un fameux fromage (des fromages pas mal, dits de Pinczow), d’où « salé comme le fromage de Pinczow ». selon certains, le fromage mûrissait sur les toits et émanait une luminescence singulière, ce qui a donné naissance au « il fait jour à Pinczow ».
LA SYNAGOGUE Stara (vieille)
La synagogue de Pinczow, renaissance tardive remonte au tournant des XVIe et XVIIe siècle. Les inscriptions découvertes pendant les travaux de restauration permettent d’admettre qu’elle fut fondée en 1594, et que sa construction se termina en 1608/1609.
Les nazis détruisirent l’intérieur. Après la guerre, le bâtiment servit d’entrepôt d’engrain artificiel et de magasins.
L’Aron Hakodesh s’est détachée de la paroi, en tombant en 1974.

Une restauration , une renaissance ?
Ici commence la très et tendre histoire d’Abraham de Pinczow
La première fois que j’avais la joie et la fierté de rencontrer Abraham, cela se passait dans un bâtiment moderne, froid d’aspect du Parlement européen. Une petite voix parlant le yiddish... Ce fut ma première rencontre avec Abraham et Sarah.
Un jour je leur rendit visite. Avec la promesse d’informer à tous ceux que je croiserais sur le combat d’Abraham.
Sarah et Abraham vivent à Bruxelles.
Tous deux survivants de la fureur nazie. Sarah fut une enfant cachée en Belgique
Abraham est né à Pinczow.Pinczow, son village natal, décimé par l’horreur et la fureur nazie à Treblinka.
Peu probable qu’ils se rencontrent un jour.
Si vous demandez à Abraham pourquoi il s’est rendu à Bruxelles, il vous répondra : pour y retrouver ma Sarah.
Survivants de la Shoah ils ont créé une jolie famille.
Ce sera en 1992, qu’Abraham retournera pour la toute première fois à Pinczow accompagné de son fils, désirant voir le Shtetel de son père.
Lorsque Abraham voit l’état dans lequel se trouve la synagogue, il entamera dès son retour , une action internationale pour la rénovation de la synagogue en musée dédié à la mémoire des victimes juives de Pinczow.
après quatorze années de persévérance, en juin 2006, en présence des autorités locales, de Juifs venus du monde entier, des journalistes, un office de Shabbat est célébré dans la synagogue de Pincow.
Abraham avec son fils une vidéo raconte ce combat contre l’oubli d’une vie juive riche à Pinczow.
Miriam Hoffmann (écrivain dramaturge) a une rubrique dans « Forward » de New York a publié un article qu sujet du documentaire vidéo « Le jour ne se lève plus à Pinczow ».
Miriam Hoffmann l’a titré : deuil de Pinczow
Extrait de l’article :
«
« Pourquoi Pinczow ? – car un juif nommé Abraham Potezman de Belgique m’a envoyé un documentaire vidéo qui a comme titre « Le jour ne se lève plus à Pinczow », accompagné d’un long récit, photos et articles au sujet de la visite qu’il a faite à son village natal en Pologne, Pinczow.
Pourquoi cette vidéo est-elle différente d’autres vidéos qui sont produites par centaines ?
Je vais vous le dire : Abraham Potezman est né en 1922 à Pinczow. Durant toutes les années d’après-guerre, il ne s’est pas assimilé. Il n’a pas abordé ce projet de film tel un professionnel de la technique, n’a pas requis de personnes étrangères qui ne comprennent pas ce qui se passe dans le cœur d’un survivant de la Shoah ; un technicien étranger ne peut pas connaître les dizaines d’institutions qui ont existé à Pinczow où plus de la moitié des habitants étaient juifs.La famille Potezman a rassemblé des documents sur l’histoire de Pinczow avec toutes ses instituions culturelles, cercle dramatique, bibliothèque, les premiers pionniers sionistes, Betar, Hashomer Hatzaïr, Keren Hayessod, écoles, théâtres, bains rituels, marchés, tout cela a été réalisé par les habitants de Pinczow durant des centaines d’années.
Sur l’écran défilent les noms des morts sans pierres tombales.Un proverbe dit que « le jour se lève sur Pinczow » bien avant d’autres endroits, c e qui voulait dire qu’il était temps de se mettre à l’ouvrage.Lorsque la guerre a été déclarée, personne n’était prêt à ce désastre, ni à Pinczow, ni dans les autres villages polonais. Presque toute la population juive a été anéantie, on a pris leurs biens, incendié les synagogues, détruit les lieux saints.
ceux qui par chance sont restés en vie, désirent revoir l’endroit où ils sont nés, ont grandi, été au Cheder, prié à la synagogue, joué à la balle et rêvé à un meilleur futur.
Abraham Potezman m’écrit : « Grâce à l’insistance de mon fils, nous sommes allés à Pinczow.Le conservateur du musée local, Jan Gorecki, avait la clé de la vieille synagogue de Pinczow. Voyant le désastre à l’intérieur de celle-ci, j’ai senti que je devais agir. Mais quoi faire ? Je n’en avais aucune idée. En bref, Jan Gorecki a surgi comme un sauveur. Il y a 62 ans, nous fréquentions la même école, étions dans la même classe et il m’a offert d’importantes photos de personnalités juives d’avant-guerre et d’autres documents. Il m’a confié que la synagogue appartenait à la ville de Kielce car classée comme monument historique.
La réalisation de ce documentaire m’a pris 3 ans, en collaboration avec mon épouse Sarah et mon fils Gerszon. Ce film vidéo est imprégné de Yiddish, par la musique et chants qui l’accompagnent.Il me faut ajouter que c’est un film dédié à la mémoire, et ainsi pouvoir se souvenir des victimes, des lieux saints, et donner aux morts leurs derniers repos. »`Madame Hoffmann ajoute : » Regardant cette cassette vidéo pour la deuxième fois, je me suis mise à pleurer. Je n’ai pu me retenir ? J’ai compris que c’était un vrai documentaire yiddish, fait par un survivant de la Shoah, avec la parole et la chanson juive, avec des yeux de juifs, et où l’on comprend cette immense perte du judaïsme. Je suis étonnée que la famille Potezman ait eu le souci de chaque détail, et c’est ceci qui fait la différence, cette famille juive dévouée corps et âme. »
À Pinczow, les boulangers juifs ne feront plus de halloth pour Shabbat, de matzot pour Pessa’h, le bedeau n’appela plus les juifs pour aller à la synagogue.Les enfants n’iront plus au cheder .Les jeunes ne rêveront plus d’un monde meilleur car il ne reste rien du Shtetel de Pinczow..juste un film vidéo
«
Dans les livres publiés en Pologne, sur les Juifs de Pologne, si la restauration de la synagogue y est mentionné, le nom d’Abraham et Sarah Potezman n’y est pas mentionné.
Le centre juif d’Auschwitz, y emmène des visiteurs sans mentionner la très belle histoire de cette restauration. Le combat d’Abraham.
Je ferai comme je l’ai promis à Abraham et Sarah encore et encore des copies de ce film.

03.08.2010

Ne pas donner en héritage le traumatisme de la Shoah

Pourquoi la psycho généalogie est importante :
Le danger de transmettre en héritage à nos enfants et petits-enfants le traumatisme est réel.
Héritière de la Shoah et de la fureur bolchevique, sans personne à interroger, le plus simple est de constater les faits.
Ensuite, lire des livres d’histoires et essayer de se situer.
Le traumatisme laisser par cet héritage augmente avec le temps.
Un « Fantôme » est une absence de représentation des morts sans sépultures, trépassés dont le deuil se poursuit avec le temps.
La notion de fantôme est un des concepts clés de l’analyse trans-générationnelles.
La psycho généalogie parle de « fantôme » pour désigner un deuil non fait, soit que le corps ait disparu, soit que la mort ait suscité une trop grande souffrance, un choc paralysant, un sentiment d’injustice inacceptable.
Dans le cas de la Shoah on peut parler de : morts qui vivent en nous.
Les « Fantômes » sont des énergies du passé qui continue à s’inscrire dans le présent sous la forme d’une représentation psychique inconsciente.
Ajouter à ce traumatisme, il faut y ajouter l’exil.
L’arbre perd ses racines.
Le traumatisme ne disparaît pas, bien au contraire. Les héritiers sont aux prises avec la mémoire collective et ne peuvent s’en débarrasser.Cela concerne les héritiers des victimes tout autant que des bourreaux.
Le Nazisme continue au XXI siècle à faire des ravages, des victimes.
Lorsque des événements d’une extrême violence ont eu lieu, connaître les faits historiques du passé des ancêtres peuvent se révéler décisifs pour prendre la mesure du traumatisme.
Le mot « génocide ou Shoah » n’est qu'un mot. Il résume des faits, mais peut aussi ;les banaliser. Tant qu’on n’a pas pris contact avec l’émotion due à l’affrontement intérieur, la perte des repères, le basculement dans l’effroyable que cela a pu susciter pour des êtres humains, la douleur ne peut être remise dans le passé et continue à se matérialiser dans le corps et l’âme des descendants comme une plainte qui ne peut s’éteindre.
Rien ne pourra jamais anéantir la trace de cette appartenance que l’on porte en soi pour toujours.
Reprendre contact avec ses racines, faire revivre la mémoire permet de se relier à une identité collective, dont on ne peut se couper sans risque pour soi et ses descendants. Un arbre sans racine ne peut continuer de grandir ?
La souffrance transmise à nos descendants tisse un véritable réseau dans l’arbre généalogique.
Tous s’accordent pour reconnaître la nécessité d’agir contre le négationnisme.
Comment transmettrons-nous la mémoire de la Shoah si nous sommes incapable de lutter contre ce traumatisme collectif ?
Depuis le 8 août 2006 une « maison juive « a été créée. Quel est le lieu le plus approprié pour affronter cet héritage, si ce n’est la ville d’Oswiecim.
Le lieu existe, situé dans la vieille ville.
Un petit groupe de 3 personnes peut y séjourner. L’appartement a été aménagé afin de s’y sentir le mieux possible.
Après une étude approfondie de la société polonaise contemporaine, de la Shoah et de sa transmission, je recherche une fondation juive intéressée par reprendre ce lieu. Il est essentiel dans cette ville symbole d’y avoir une présence juive. Peu importe qu’il y ait un changement régulier d’occupants. L’essentiel est cette présence juive.