14.03.2011

Cinq années de présence juive

Cinq années de présence à Oswiecim

Cet été, cela ferait Cinq années de présence à Oswiecim. Cinq années de vie dans cette petite ville de 43.0000 Habitants.
Les visiteurs des camps qu’il m’arrive de croiser dans la ville, ils sont rares, me posent toujours la même question. Qu’y faites-vous ?
J’y vis. J’avoue qu’une réponse aussi « simple » intrigue.
Y vivre n’est-ce pas l’essentiel ? Y vivre représente prendre la Victoire finale.
Le verbe « prendre » est le seul qu’il convient.
Je m’octroie cette victoire sur les bourreaux. En inversant la vapeur le jour de mon arrivée avec mon camion (de 2Tonnes et demi) , j’entamai un long face à face à la Shoah. Avec la Barbarie humaine.
J’ai gagné. Je me dois de rester prudente. La Shoah peut encore gagner.La vigilance reste de mise.
Après cinq années, le risque est devenu mineur.
Comment pourrais-je oublier les premiers mois de ce face à face ?
Des moments d’une intensité insoupçonnable.
J’y appris dans cette ville « symbole « le goût de la vie. Appris ou ré appris ?
Savourer chaque instant, comme les enfants en sont capable.s
Il suffit après une visite (moment choisi librement) à Birkenau, de rentrer dans ma « maison juive » située dans le centre de la vieille ville de trouver la vie fabuleuse.
Il m’arrive parfois après Birkenau de me rendre le long de la rivière.
Birkenau, porte de l’enfer et la rivière Sola : un avant-goût de paradis.
Lorsqu’on se promène le long de la rivière, il suffit de contempler la nature avec le cœur.

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