03/06/2011

Vision différente ou profond désaccord ? Ou simple malentendu ?

La presse belge a relayé en avril 2011 une information inquiétante. Selon laquelle le Gouvernement Belge envisage de suspendre le paiement de sa contribution à la Fondation Internationale Auschwitz Birkenau. Information démentie par le gouvernement.
Il n’empêche qu’une telle information met en cause la réputation du musée et de son Directeur Mr. P. Ciwynski. C’est le montant qui selon le responsable belge « sauvegarde d’Auscwhitz- Birkenau » pose un problème. Le montant demandé à chaque pays n’est pas basé sur une estimation farfelue. En premier rappelons que la Pologne étant membre de l’Union Européenne, au coût des travaux, il faut y ajouter 23% de TVA. Sans omettre les augmentations de prix, de matériaux, etc.que subit la Pologne.
Faut-il le rappeler : au départ le KL d'Auschwitz était une caserne militaire construite en 1919 par l’armée polonaise. Birkenau (AuschwitzII) fut construit avec des matériaux de seconde catégorie, par des prisonniers, sur des marécages. Surtout ce fut construit pour ne pas « durer ».
À l’usure du temps, il faut encore y ajouter le flux de visiteurs et les intempéries. Comme ce fut le cas en 2011 (photos des archives du musée)· De plus la sauvegarde de ces lieux de mémoire, symbole du Mal Absolu, ne concerne pas exclusivement les terrains, les baraquements. Mais aussi tout ce qui fait la richesse de la mémoire. À savoir, les objets, les documents, les archives. Cela nécessite des moyens importants, du personnel hautement qualifié.
Quant à mettre en doute, en péril la réputation des responsables du musée, cela est étrange. Tout est vérifiable, contrôlable.
Le musée est-il entre de bonnes mains ? Bien sûr, il suffit de s’y rendre longuement et régulièrement pour constater la bonne gestion de ces sites si importants. Nous devrions remercier ceux qui en ont cette lourde responsabilité.


Sans faire de la psychologie de bas étage, il semblerait qu’il y ait un malentendu.
Il peut être utile de préciser différents points. Indispensable à la compréhension de la situation actuelle.
Le désaccord provient d’un malentendu concernant la fameuse « Croix » d’Auschwitz. Cette croix a fait couler beaucoup d’encre, il y a plusieurs années. Cela se passait dans un autre siècle. Dans ce XXI éme siècle, elle est devenue hors propos.
Rappelons brièvement l’histoire : sur le site d’Auschwitz – et non Birkenau- se trouve une Croix en bois plantée dans le sol. Si elle semble énorme pour certains, le fait qu’elle soit en bois la rend discrète à la vue. De plus dans cette partie de l’Europe, on voit partout des croix plantées dans le sol. Cela fait partie des us et coutumes.
Aucune de ces milliers de croix n’a autant fait parler d’elle.
Celui qui aurait l’autorité pour la faire enlever n’est pas le directeur M Piot Ciwynski mais l’Evêque local.
Monsieur Piotr Ciwynski est le président du KIK (club des intellectuels catholiques) et un homme de dialogue.
Rappelons un détail qui a son importance, cette croix est en bois. Elle meurt lentement mais sûrement.
Qui voudrait mourir pour elle ? Laissons le temps faire son œuvre.
Quant au couvent des Carmélites, il se trouve en dehors du périmètre du KL Auschwitz. Situé à côté du « centre du dialogue et de la prière ».
L’urgence n’est pas de se concentrer sur l’enlèvement ou pas de la Croix, mais de sauver ce qui est essentiel : les lieux de mémoire. Car là aussi le temps fait son œuvre.
L’urgence est bien de restaurer les baraquements mais aussi tout ce qui constitue des preuves de cette terrible histoire de l’Europe du XXéme siècle.
Si l’on prend en exemple les chaussures en cuir, matériel vivant, il y a urgence. Et cela demande des technologies coûteuses et du personnel hautement qualifiés.
Ce qui a changé avec la nouvelle équipe au musée : vouloir conserver pour le plus longtemps possible les sites et toutes les preuves. Qu’il s’agisse de documents, d’archives, ou d’objets.
Qu’en est-il du coût de la restauration ?
Si certains estiment le coût trop élevé par rapport à une restauration, il y a une petite dizaine d’années, depuis les choses ont beaucoup changées.
La Pologne est devenu un pays membre de l’Union européenne. Les prix ont fortement augmenté. Tant pour les matériaux que pour le coût de la main d’œuvre.
Une TVA de 23 % est en application.
Quant au Zloty, il est sur évaluer par rapport à l’Europe.
Cet aspect est purement économique explique le montant de l’estimation de la restauration.
L’ampleur de la restauration, les solutions techniques ne peuvent être mis en parallèle avec la restauration d’il y a dix ans.
Depuis cinq années, j’ai pu me rendre souvent sur les sites. J’ai entendu et écouté les guides.Je n’en ai surpris aucun(e) parler de Birkenau en ces termes : « le plus grand cimetière polonais ».
Ne serait-ce pas plutôt cette phrase qui ait été entendue : Le plus grand cimetière en Pologne.
Les guides ont une formation stricte.Parmi les anciens, il y eut parfois des phrases maladroites, voir inacceptable.
Ces derniers sont remplacés par des plus jeunes, ayant une excellente formation. Connaissance approfondie de l’Histoire.

15:20 Écrit par cheana | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Coucou,
Je vous remercie pour toutes ces informations.

Nicole

Écrit par : baby sitting montpellier | 24/11/2011

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