24/01/2016

Mein Kampf

Mon article : combat sacré
C’est un combat sacré d’éduquer, de faire réfléchir et de faire prendre conscience.
La réédition depuis de premier janvier 2016 de « Mein Kampf » tombe dans une période dangereuse pour les démocraties.
Se poser la question : peux t’on rééditer ce manifeste de la haine est une fausse question.
Dans des pays arabes il est en vente libre. C’est un best seller.
On le trouve sur internet, comme d’autres choses tout aussi dangereuse.

En Allemagne tout a été tenter pour éviter une réédition.
Le ministère allemand des finances à pu s’opposer à la réédition en s’appuyant sur le droit d’auteur.
Comme toute œuvre littéraire après 70 ans l’ouvrage tombe dans le domaine public.
Le ministre se trouvait au pied du mur. En tant que successeur de Hitler comment devait-il réagir si des extrémistes de droites peuvent réimprimer et vendre Mein Kampf ?
Certains croient que cet ouvrage un intérêt particulier. Il faut comprendre ce qu’il en est exactement, quelles idées brutales il contient. Pour les historiens c’est un défi de taille de commenter « ce » livre.
Car il existe peu de livre qui contient autant de haine et suscite autant d’effroi.
Le ministre se tourne vers l’Institut d’Histoires contemporaines de Munich.
En avril 2012 la décision de publier une version complète commentée par des historiens est pris.
Environ 150 experts extérieurs et des historiens ont travaillés pour démonter les théories contenues dans Mein Kampf.
Le choix d’une édition critique et scientifique s’impose afin d’éviter l’exploitation commerciale et idéologique du livre.. Une édition limitée à 1 000 exemplaires.
Le contenu raciste et ultra nationaliste continue de séduire aujourd’hui.
Les experts ont analysés les théories pour anéantir la force symbolique.
Une telle version permet de couper l’herbe sous les pieds des extrémistes de tous poils.
Le caractère nocif de ce pamphlet doit être mis en avance.
L’objectif est de démystifier le livre.
Il sera impossible d’éviter une confrontation publique avec cet ouvrage. La circulation de cette « feuille de route » circule via internet.
La complexité de la réalité passée et actuelle) amène à chercher des solutions simples et percutantes. Il est tentant de prendre des modèles réducteurs . Une stigmatisation facile qui permet de choisir le bon côté. Le livre est dangereux dans la société actuelle. Il faut des mesures de protection. Mein Kampf est d’actualité dans la mesure ou il fait référence à une société en crise identitaire. Cela peut être intéressant. Lire Mein Kampf c est étudier l’histoire d’aujourd’hui.
Pour les terroristes la vie ne compte pas tout comme pour Hitler.
Il ne faut pas obliger qu’il s’agit d’un livre d’histoire montrant comment un peuple des plus civilisés à pu se laisser envouter.
Quel est sont contenu :
Il faut tenir compte qu’il s’agit d’un livre indigeste, mal écrit. L’œuvre d’un raté qui y décrit son propre cheminement. Ce qu’il faut considérer comme sa feuille de route.
Hitler pose le diagnostique : L’Allemagne est dans un état désastreux, il voit un empire s’écroule et voit le déclin de l’homme. Il se pose la question qui a intérêt au déclin de
L’humanité ? Qui en profite. Dans une illumination il trouve le coupable : le Juif !
Le livre ne fut pas un best seller. Les Allemands pensaient que cela n’irait pas aussi loin. Qu’il s’agissait des idées fantasques et surtout que cela ne serait pas mis en application.
Y compris la communauté juive.
Le régime en 1933 à commencer en douceur.
Le livre fut publier et diffuser en France en version courte. Hitler a fait supprimer les pages haineuses envers la France. Un éditeur prend le risque de le publier dans son intégralité. Dans l’édition intégrale il y a entre 30 et 40 pages anti français. L’éditeur Fernand Solat l’envois aux personnes influents en France. Le contenu n’a pas été pris au sérieux.
Il y a beaucoup d’antisémitisme, c’est une incitation à la haine raciale.
Il n’y a aucune information sur l’extermination des Juifs.
Il ne dit pas ce qu’il compte faire des Juifs. Ils menacent lorsqu’ il considére les Juifs comme le Mal Absolu.
Lorsqu’on suit la logique de sa pensée on sent que cela ne peut que mal se terminer que tragiquement.
Il parle de la première guerre mondiale et de l’utilisation d’un gaz toxique (gaz moutarde). Il considére les Juifs responsables de la défaite allemande.
: Si l’on avait tenu 12 ou 15 000 de ces hébreux sous les gaz toxiques… «
« einmal zwölf oder fünfzehntausend dieser hebräischen Volksverderber so unter giftgas gehalten … »
Ce serait un raccourci historique de faire le lien entre ce paragraphe et Auschwitz Birkenau.
Le livre est écrit par un fabulateur capable de tuer des humains s’ils ne correspondent pas à sa vision du monde pour des raison racistes, médicales, politiques.
Cet appel au meurtre massif non objectif est clairement indentifiable/
Les lecteurs allemands auraient du se heurter a ces passages . La nature humaine a tendance à croire dans un espoir.

Ce livre de la haine peut servir à défendre les valeurs de la démocratie.
Celui qui a peur est inquiet est toujours sensible à des promesses de salut aussi grossières soit-elle.
Les idéologies satisfissent sur le plan émotionnel et intellectuel et trouve des éléments clés, n pivot à partir duquel il est possible de tout expliquer. Trouver des réponses simplistes à des situations complexes.
C’est le danger inhérent à toutes idéologies.
C’est un phénomène qu’il faut étudier d’un point de vue politique et moral.
Les boucs émissaires ont interchangeables. Les discours sont les mêmes. Ils sont nos ennemis, ils nous volent, ils viennent nous envahir pour prendre le contrôle sur nous.
Dans une société où la majorité domine on a besoin d’exclure et d’isoler certains.





21:38 Écrit par cheana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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