25/06/2016

Montée des populistes en Eurpe partie 1 : élections en Autriche

Montée des populistes, racistes en Europe.
En Autriche la politique n’a rien de spectaculaire. Pourtant les dernières élections inquiètent.
Devrait inquiéter l’Europe et ses millions d’euro-citoyens.
Le FPÖ, parti d’extrême-droite s’est approché du pouvoir.
L’Europe ne peut se réjouir de la victoire de Vander Bellen. Ce n’est qu’avec quelques voix de différence le candidat indépendant soutenu par les Verts Alexander Van der Bellen a battu celui de l’extrême droite Norbert Hofe avec quelques voix de différence
Dans deux ans se dérouleront d’autres élections. Le FPÖ estime qu’une nouvelle ère politique est née.
Strache vise la chancellerie.
Le président fédéral autrichien n’a que des pouvoirs limités, son rôle est en général plutôt protocolaire. Le vrai pouvoir politique est concentré entre les mains du chancelier, chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire.

Le message est clair : » le pays a été gouverné par des partis de centre-droit et de centre-gauche. Les électeurs sont de plus en plus lassés des partis traditionnels et tentés par les discours populistes, extrémistes, simplistes et xénophobes.
Ce message doit être entendu au sein de l’Europe. Et vite.
Partout la montée des populistes est une réalité. En Hongrie Viktor Orban allié avec le parti d’extrême-droite Jöbbik dirige le pays. Narguant les eurodéputés.
En Roumanie lors des dernières élections le PSD (socialistes composés d’ex ou enfants d’ex communistes) ont remportés dans des villes importantes ces élections. En Transylvanie ce sont les libéraux qui sont sortis vainqueurs. La Transylvanie où vit une des plus importantes minorités hongroises vivant hors de la "Mére Patrie" (la Hongrie) un parti séparatiste, irrédentiste n’a pas fait de percée significative. Lentement la montée des extrémistes influence les relations hungaro-roumaine.


la victoire de Van der Bellen ne doit pas masquer la réalité : la moitié du pays voté pour le candidat d’extrême droite. La plupart des observateurs considèrent que l’immigration est une des principales raisons de la montée du FPÖ ; mais la récente crise des réfugiés n’a fait qu’accélérer un phénomène – l’avancée de l’extrême droite – en cours depuis des années.
pour la moitié des électeurs, voter pour un candidat d’extrême droite n’est plus un tabou. Le vote pour Hofer n’a pas été que symbolique
le pays reste polarisé entre deux visions du monde : une ouverte et pro-européenne ; l’autre nationaliste, qui promet des frontières fermées et qui rejette l’UE.
Norbert Hofer est un idéologue . Il fait partie de principaux cadres du FPÖ (FPO) ou « Parti de la liberté d’Autriche », ce parti d’extrême droite auquel il appartient depuis son adolescence.
C’est à Pinkafeld, que Hofer est arrivé à la politique, recruté par un professeur qui appartenant au milieu deutschnational (pangermaniste). Un milieu compacte composé de membres des Burschenschaften ou corporations étudiantes d’extrême droite et portant les armes – elles organisent des duels à l’épée - ; un milieu plutôt anticlérical dans une région majoritairement catholique, et dont une partie cache mal ses affinités avec le nazisme historique et présent.

Contrairement а l’Allemagne, l’Autriche n’a jamais fait son introspection post-nazisme. Le pays n’est pas immunisé contre une résurgence des partis d’extrême droite, voire néo-nazis, Ce n’est pas le seul pays. Ni la Hongrie, ni la Roumanie n’ont appris les leçons de l’Histoire. Dans ces deux pays européens, l’Histoire n’est pas enseignée.

Brexit ou non ?
Quelque soit le résultat du référendum en GB, l’Europe est perdante.
Le propre d’un referendum est la victoire du non.
Les conséquences économiques sont évidentes. Il n’y aurait ni vainqueurs ni perdants. Ce sera un match nul.
Le danger est bien l’éclatement de cette Europe Unie.
Orban veut sortir de la Maison commune et ce bien la crise des réfugiés. Une majorité des citoyens ne le souhaitent pas. L’arrogance d’Orban ne serait qu’une tactique, selon certaines rumeurs, pour se faire éjecter de l’Union.
Les conséquences de l’éclatement ne seront pas uniquement économiques. Faut il le rappeler ? L’Union Européenne s’est crée après la seconde guerre mondiale. Elle est avant tout une Europe de Paix.
La commission Junker, appelée « commission de la dernière chance » doit impérativement tenir compte des différentes mentalités, du passé des pays membres.
Instaurer des règles communes à tous, créer cette Europe politique. Un travail gigantesque qui doit être entrepris. La crise des réfugiés n’a pu être résolue non pas à cause de cette Europe mais des états membres.
L’Europe vit des défis majeurs qui ne pourront être réglés qu’au travers de cette Europe politique forte, armée européenne et d’une police européenne.
Encore faudrait-il éduquer les citoyens aux règles communes.
Le regard de l’Europe de l’Ouest envers l’Europe de l’Est doit évoluer.
Que représente l’UE pour les citoyens ? Peu de chose. Pourtant elle existe. Encore faut-il sortir de son quartier, de sa ville, de son pays. Partir à la découverte de toute la richesse culturelle est un enrichissement.
La liberté de circulation, liberté de travailler dans tous états de Union, la suppression des frontières pour les citoyens membres est une réalité.
Même si certains pays, comme l’Autriche, la Hongrie se replient sur eux.

18:05 Écrit par cheana | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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